• GJG LA nEVUE SOCIALISTE cela il faut r1ue les parcelles de terre soient réunies en un domaine pl us ou moins yasl(', c'est-à-dil'C que la petite propl'iété morcel<·e fass(' plac<' it la prop1·iélé collecliYe. C'est ce que Pl'Ou<lhon reconnaît parfaikment,seulcnwnt porn· Pt'OU(lhon la p1·opriét.é collccliYc n·<'st plus la prop1•iétc. « Il fau<l1·ait, dit-il, que le petit propriétai1·c pùl profiter <letonies les cléconYcl'les <lela science, afin (le soulenie la concunence rh's g-rarnles exploitations; mais c·cst c;c<1uine peut arni1· lieu <1u'en 1·éunissant les petites prop1·iélés, ce qui est 1·eYeni1· en fait à la possession slaxc. » Alot·s disparaît, il est nai, cc 1lésir de pm;session exclu:-;iyc el ile lilll'<'et absolue disposition que l'on dit êti·e si p1·ofondémP1lt inné au cœur du pa)·sai1 franc_:aiset quP :\Iidwlct a chct·cll(; it poélisc1· en l':tppelant « le 1rnll'ia.gem,rslique <le l'homme et de la Ü'1·1·c »; rnais d0rnnt la loi i111pé1·icuse<lela nécessité, le paysan français linini pal' uublie1· telte utopit>; il se t1·uuYe1·aheut·(•nx, so111H1Ctou(P, d'arnir troqu<'· son Ynin til1·c ile proprièlaire exclusif et son 1lniit. de jonissaBC(' t'g-oïslc d solilairn (si l'on peut app<'le1· jonissanc(' un labeur sans 1·chlcho sut· un sol épuis<•) (·ontrc l'anmtage cl'êt1·(•le cop1·opridai1·e rl'u!l sol 1lont les pt·odnils aul'Ont Yiligltl]>lés aH.:C u11 trarail YÎngt fois moins pénible . Il nous est <loncvermis de poset· cc dilemme: Ou bien le paysan franc_:aistt-iomphct·a de la nomclle féodalité lct·t·il'Dne c1uiC'ommcnce ù se constituer,et alors il faut <1u'ilac('cple l'association ap:1·icoll'et par imite la p1·0Jll'iété collcctiYo. Ou bien il ne tl'iomphcra pas ch' cette féodalité, il retombe1·a, dans le sala1·iat agricole, et alo1·s la conce11tmtion clc la prop1·iété foncière C'nquelques mains peu nombrl'nses amènera, tôt ou tard, ('Il Fmncc comme rn Angleterre, comme en Allernaµ-ne,une li<1nidation ~ociale d'où sortiront l'association agricole et la }Jroprielé c;ollcctiYe. none, dC'quelque part que nous envisagions la question,quc nous nous plaçions au point de yuc économique d'une meilleure 1wodnction cles richesses ou au point <leYnc socialiste <l'une meilleure <listrihution des richesses; au point ile vue agronomique ou au point rle YllC'égalitaire; que nous pal'lions de la gl'ande propri(•té tc,1·1·ito1·ial(,ou de la petite; de la concent1·ahon <lusol çn quelques mains, ou clc son moeccllemcn t; ck l'aliénai ion clu sol à quclc1nl'S farniUes pt·i, i légiécs ou cle sa. mobilisation ; que cc soit de la Yolonté ou conke la volonté <lupropriétaire, comme aycc la volonté ou cont.i-c la Yolonté rlu paysan, lentement. on b1·usqucmcnt, pacifi<1ucmenl ou violemment, nous aboutissons iuYariablement à la prop1·ièlé collec-
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