La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

û42 LA REVUE SOCIALISTE fois rn clic 0(. la prtite <'i la g1·anclr wopri( 1té. Nous pensons qur C'dl0 :-;_rnthèsr sc•1·apl'CC'isèm<'nfla 1wop1·i,;f(, ('ol10cliYP ou, si l'on Y<'nt,la cop1·op1·i<;tt;.Lil, <'Il cfTcf, chaque c:01,rop1·iètai1·<'<'si p1·np1·i<•- lai1·c au mt\nw tit1•p1gw IPs auirl's, parlant l'éi:;al dc>s auti·0s; plus de salariai agrÎ<;Ol<'et plu:,; ile prop1·iélaircs YÎYani oisiYPlnt'ul dt' la rente fonci1;1·c a. la<1nelle il n'a pas lllus do dl'Oit quo tout auttic. Lit aussi, rt mioux encore qu'ascc la grawlc 1wopriété ang-laisc, pour1·ont H1·c appliqués à la <;ulim·o de:-, machines la. fol'CO collc<;Livc, tous lC's1woci•tlés scicntirlqnes d les précept<'s do l'agronomie. Quiconque <'X.amine un peu all~ntiwmont cc qui se passe depuis un c111·tain nombre <l'ann(•cs no tardn pas it aJH'l'C<'Yoir,aumilit 1u des l'ail:-;incohé1·c11ts 11uise choquent et s'cnti·e-dwquent 1la.ns lo chaos rlu 11to1Hlcéconomic1uc, <l<'UXµ:1·andHrnouvemcills bien 1n::u·11ués, frès 1·(•µ:uli<'J'H,l'un incon:-;cicnt et l'autre conscient, (J ni 1ir<'11nc11t chaque jom· drs pn>po1·tions plus grarnlm; et, quoique antago11ic1uc•s c11 cc rnomPnt, <loiYmll pourtant abouti1·à un corn11mn 1·ésnHat. C'est d'abor<l c;p mouYc111enti1'1'ésistiblc qui pousse sans ce:-;scYers l(, 1'( 1111placpment <l<'la petite industi·ie pm· la g1·arnle, de l'effo1·t in- <li, itlu<•l par la fol'cc collcdiw, de la pl'O<luc·tion en pdit et pat· les ))l'as de l'homme n·1·s la 1wod11dion <'Il gran<l et à l'aide des fo1·c0s tle la natm•p, la [H'Hantt>u1·,lecalo1·ic1u<1,l'élcd1·i<;ité.Ce n1ouYC11H•1it, L1·<;s-hirnd<·crit, pat· Gom·gcs Duchênes,1lanH une sfric <l'twticlcs du CowTier français, a pom· conséquences actucll<1s l'as:-;o<;ialion tlcK capitaux., l'é<;1·ascment du polit capital pm· le g1·os, et par Hnite la conccutra.tion des richt 1sses; né de la concuncnce ana,·chiquc, du laissez-faire <les économistes, il aboutit au monopole, négation do la concut'l'ence. Bt le monopole', s'acc:L'Oissant san:-; cesse, s'enflant, • s'rnflant toujours jusl1u'it embrasser lp rnon1h'. doit nécPssai1·emeut, suiyaut. l'ex.pt•e:-;:,;iouclc P1·oucll1011,Iinii· pat· c1·cve1·.Alors, ga1·e à la débùdc 1-;ocialc! Mais à cc mouYcment s'en oppose un anfre : c'est cc mouv0mcnt i1·résistiblc également, bien que conscient, c1ui pousse les trayaillcut·s it se c1·éct· peu à pc•u tout un Hj'slèml' de µ:ai·auties mutuelles que Fonl'ier ayait 1lèjà yagnemrnt apprçu Pt qu'il a baptisé du nom de garanti5me. Cc monYcment débute pm· les simples sociétés 11P sccou1·s mutuels lJOUl'les cas <lemaladie,puiH pénPtt·e sur le tc1·rain p1·opl'cment ,lit de i'indu lt·ie par les caisses pont· les cas de chùrnagc Co1-tuit,ressuscite le compagnonnage, institue les sociétés de maintic•n dt' p1·ix et Ile 1·èsista11cr. organise la g1·ève et la soumet à ,les rèµ:lcs, H'essa,rt' à la prncluction pal' les so<;it;iés coopératiYCH, établit pai· l'Intet·nationale, entt·c les lt•ayaillcurs du monde entier, tles 1·PnscignemenLs réguliers sur l'offre et la clemandc des bras, et qni plus est, Yeut pcrmcU1·c aux. bras <lese pl'ésenter où ils sont demandés ; il solitlai·ise entre eux. les <liYc1·sg1·oupes ouvriers comme

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