La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

62 LA REVUE SOCIALISTE ,1'Anzin, 1·e11rn,raicnt impitoyablement tous ceux. <le::;omT1ei's qui ::;esywl i<u1ail'llt. Qul'l<1uc'LP111pasprès c'étaient les Raoul l>tffal et les Léon Say, à llecaze,·illc,qui agissaient <lemèmc. EL i\I.Léon Say 1·épornlait. à ceux. qui s'inleq1osaient e11faycur <lesmineurs et essayaient rie lni faire cnlernh-c rnison: « Que les om-ric1·s c1·èy011t,nous ne cé,lcrons pas'?» (::;ic-). A Yicrzon, c'étaic11Lles A1·belc't ks Palotl0, sénatem·s, qui chassaient tlc lcm·s mines cl. usines les oun·icrs c1ui anticnt essayé <le se sywliqucr. EL ici, l'h,rponisie lJOlll'g'('Ois<a'pparnît daus toute sa beauté. Üc'sdeux. sénakm·s qui Yiolaic'JÜainsi la loi sur ks syndicats professionnels, aniicnl·eux.-rnèrnes YOlépour son adoption au Sénat. Nous ne pouYons pas 0ntrer dans l'<.-'numéraiion et Ir déYPloppcnwnt rle tous lC'sfaits qui placent le salm·ié sons la complè(C' depPndance <leson patron. Mais nous cl'oyons aYoir, pal' tou(. cc <1uiprécède, tlérnoni ré et foi t comprendre cc( fl, Yé1·ile•in con testable': tant (J ne l'existence éc·onomi<1uc,tant que le le11<lcniai1d1e chacun rn' sent pas assur,', foulc's lc>slois, tonies ks libertés c;ontinuernnl it èlrc facti('l'S comme <.'llc's 1(, so11t aujour<1'hui, gnkc ù celui <1ui possède' les 1·ichesses cl l i0nt la, Yie rln prnlc,tairc entre ses mains, gTùce an capitaliste dont le peuple ne se <lébanasscra que pa1· nue tnrnst'ünnaliou sociale'. II Les &c·onomislesPt hommes rl'élat bouq2;0ois, avC'c la mauyaisc foi qui les <lis(inguP, ont imaginé C'I(ormé de louks pii>('C'sun ::;o('ialisrne sc'lon lcm·s i><'soin:,:l;'argnnwntatiou <1ui km· pcnnct de' le combat ire sans di rncullé. Il est certain qu'en ayant soin 1l'atü·ilrn01·ù une tloct1-ine tonles les lJèiises imagimtble ·, on arriYe fac;ileme11i à en ayoir nüso11. Ils prétenrlent C'llÜ'<' autres c;hosC'sc1ue le commm1isme est p1·iY,tlif ,le liberté. Ils Yont ll!ème jusqu'a <lire qut' la Yie clans une soc;ielé comrnunisle selël.comme, ac( uellement, la Yic dans les couycmts, saus c:on,ptei· celte ü11eriebom·geoisc qui court les rues d consiste ù ,lire que les socialistes yculent le pariage. Ilcureuscmeut, aujourd'hui, on 11ese paie plus <le mots, ou Ya an foncl des choses cl on les étudie ayec attcntio11. ~ous ayons ex.aminé et tlémo11ll·éce que nnli. la lH'éternlue libm·té tlc la société actuelle. • Si nous 1·eye11O11ssur le même sujel, c'est pour bien faire comp1·ell(lrncelte itlée que l'égalité éc011omique seule amèll<'1·a la 11Ius granrlc somme <lelibe1-té possible. C'est aussi afiu de répondre, une fois pour Loulcs, aux. IJourg0ois qui prélenclcnt quJ nous jouissons rlaJJsla sociélé actuelle d'une plus g1·a]l(leliberté que nous n'c11pour-

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