G38 LA nEVUE SOCIALISTE connaissancm; acc1uisessm· le reboisement des montagnes, le défrichcm(11it drs landrs, le drssèchemcnt àes terres marécageusrs, l'ü·1·igaLiondes terres arides, les assolements, les amendements, lrs c·ng1·ais,les p1·ai1·icsürnt naturelles qu'artifîcie1les, Or, l'application cloC('s connaissancPs n'est possible qu'ayec la culture en grnrnl. Ainsi, pom· ne pal'le1· que clos assolements, on sait aujourd'hui que cl1aquc vlante ou du moins ehac1uc famille 110 plantes preml au sol un ou plusirurs sels particuliers; la bourrache et les solanées prennent sul'tout ausoldn salpètec ou nitrate de potasse, leslégumincus0s clu plittl'e ou sulfate clcehaux, et ainsi cle suite; c'est cc que l'on a appelé la sélection végétale. On sait aussi que les excrétions de cr1üins Yégétaux sont favorables à d'autres Yégétaux., que, par ('XC'mplc, los cx.cl'étions <leslégumin0uscs sont très favorables a la bonne venue des cér(•ales; quel est le cnUinttelll' qui ne sait qu'un champ qui am·a pol'té du ü·èfic est 1.1-ôs-propre à donnc1· une bellP l'écolto clc froment. C'est sm· cos donncrs expérimentales, cxpliqu(,cs du reste pat· la phyiüologie botanic1ue, qu'est basée la thém·ic des assol0m0nts; mais celte tliéo1·icne peut t'( 1·0appliquée à la petite cuHurc, pa1·cc que le petit cnlliYatcur est forcé de planter dans son champ cc qui lui est plus irnmé(liatcmcnt nécessaire, <les c(-1•éalcs0t drs pommes <letel'1·e, puis des pommes cle terre et drs cc1·éalcs; il ne peut fair0 altel'ner ces cultures aycc celles closrayes, clcs tm·ncps et, des plantes foul'ragères, <lont il n'a que faire. * * * Et. cc que nous disons des assolements est -..rai aussi pour les eng1·ais. Les ü·oupPaux. de bœufs et ,le montons, en mèmc temps qu'ilsf'oul'llisscnt pa1'leur chai1·m1des alimentscssenticlsdcl'l10mnw, et pa1· lem· cuit· ou lem· laine d'utiles .-ètPments, l'Cs(ituent encor<' à la terre lent· fumier, qui est une des principales matièr<'s p1·cmièrr:; <le l'ag1·icultme. Or, les ü·onI)caux exigent de irrandes prnirics nalu1·elles et al'tiflcidl<'s, c\ 1st-à-dirc, la grande culturn. En-visage✓, ainsi sépm·émcnt chacun clos g1'a1L<blsesoins de l'agriculturn moderne, et YOusYe1·rez clcplus que la satisfaction de ces besoins est impossible awc la petite culture, et que celle-ci conduit directement, malgré tout le cou1·age est l'éucl'gic (lu paysan, à la stél-ilisation du sol. Que ceux qui douteraient de ces faits, lisent les lH'lles l'ln<lcs compa1·atiYcs de 11. L(>onccLaYe1·gnc sur l'économie rm·alc <le la France, où dominent la petite prop1·icté et la petite cultm·c, En:-;uite, la g1'a1Hlcculture seule peut donnc1' lien à do précieuses économies de terrain, de temps et ile frayai!, tanclis que la petite culture occasionne une grande déperdition de ressources. Par
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