636 LA REVUE SOClALISTE garantie dïndependance inùiYiduelle que nous Yoyons le rôle social rle la p1·opriélé foncière, son but ou sa fonction. Cherchorn; donc à <légaire1·de l'histoü-e <lela proprièté foncière, le but que l'humanilé a ponrsuiYi par la créalion de cette institution. Pour cela, écoutons l'enseig-nf'ment des maitres cle la science sociale. Ecoutons a·abol'<l Carny (tome l, chap. 4) : (< De quelque côté qtH' nous jetions nos reµ-ards, nous yc1·1·ons que l'homme a commencé pa1· Yinc en chasseur, subsistant de son butin clechasse et rlépendanl complètement rles rlons spontanés foul'11ispar la tc•rre, d qu'ainsi il a <'•lépal'toul l'csclaYe rlc la uat111·0. Plus tai·d, nous le trouvons a r(;tal de pastem·, enYi1·onné rles animaux <1u'ila appri,·oisés el dont il dc;p('nd poul' ses 1n·0Yisions de nom·1·iturP, en même temps c1u'il tirP rle c·c'smèmes animaux, les peaux qui le proti\terout en hi,·er contre l0s riµ:uems du l'1·oid.l>ans un semblable état <lechosc•s, il nP pt'ul 2xiste1· qu'une faibl0 puissance <l'association; 011 estime qu'alol's 800 acres cle le1·1·c'sont nécC'ssaires pou1· pcrnwtlre a 1111 chasseur crobteni1· autant de subsistances quïl pom·rait l<>faire ,run demiacre cl0 c·ultu1·e. LiPbig- nous en explic1ue ainsi la raison: (< l'no nation rlc chasseu1·s, rlil-il, disséminés sm· un espace 1·esfreinl, est co111plèlPment incapable de s'accroître au delà <l'unc cel'taine limite qui est bientôt atlcinte. Le cal'bone rn•c·essaire pom· la 1·cspiratio11, <loit alors s'obteni1· rles animaux; et de ceux-ci il ne peut YÏ\Te c1,ùm nqmb1'<' ho1·né sut· l'espace <1uc>nous supposons. « Les animaux 1·c<;oircnt des plantes les pai·ties constituantes <le leu1·s 01·gane, et ile' leul' ,ani,t, et l<' fransmettent, a leur tour, aux sauyages qui ne subsistent c1ue dC' la ehass<>. Ceux-ci vareill0mént re~oiYent ccltc>nounitu1·e, ne contenant plu· les composés nonazotés qui, pendant la Yi<' des animaux, se1•,ëlient a enlretenil' 1<> mécanism<' cle la 1·espil'alion. ChC'z ces incliYi<lus qui se bornent à une alimentation anirnale, c'est le cm·bone cle la chail· et ,lu sang qui rloit l'emplacer l'amirlon et le sucre. :\lais quinze liHes dt>,.-iarnle ne contiennent 1mc;plus cl<>ca1·hone que c1uat1·eliy1•es rrami<lon; et tau,lis que le saunlge, ayec un seul animal et un poids égal d'amidon, poul'rait se conse1·,·er en Yic el en santé penrlant 1111 certain nomh1·e <le jou1·s, il semit fo1•cé, s'il se bornait à se nourrir rl<' chair, rle consommer ci1H1animaux semblables pour S<'p1·ocm·e1•le cal'bone nécessai1·e a la 1·espiration pen<lant le même espace de temps. -. (Chimie animale, 1repa1'f.ie, H.) - Pou1· que la société s'accroisse il est clone indispensable que l'homme puisse se pl'ocurer cle plus grand0s c1nantités d'aliments Yégélaux, et il ne peut le fai1·c qu'a l'ai<le ile la culture. 01·, la culture ne se peut sans la prise de possession de la terre par le colon; il n'y a d'abord c1uesimple occupatio11, mais bientôt, à mesure que les peuplades se fixent rlavantage encore sui· le ~ol, on Yoit l'occupation se tram1fot'me1·en pro1wiété; la néces-
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