LECTURES ET REMARQUES ô95 il est compréhensible que si le~ purlrllems gagnent iroi:-1fois moins qu'autrefois, les aut1·e:- ou,-riet·s <lesusines.qui font un travail moins fatigant et moim; difficile, i,;ont encore moins payés. A la manufactu1·0 d'Armes de Saint-Etienne, la plupm·t ,les ouuiet•s étaient payés axant l'inLrodncLion <les nrn.chincs, quand on fab1·iquait lo fusil Gras, eu raison de 6, 8, 10 francs, et mèmc plui:i,• pa1· jour. Aujourd'hui il y en a p0u qui dépassent 5 et 6 francs. Il fut un temps où les tisseurs en i-oie1·iesde Lyon et <IOSaint-J~tiPnne se faisaient pendant, les rcp1•i:-;os,le saison jusqu'à 20 francs pm· jout·. Aujou1•rl'hui il n'y a g-ur1·H que J'ad,iûle façonné qui JllliRR('pe1·- mcttre- enco1·e p0ndant une ro,·tcrcpriRc dp i.ra,·ail -cdtc' somme, parc<' que jusc1u'ici il a été impossible <l'appliqup,• Io motcu,·, c'csLà-dirc la machino,a cotte ::;ode clo fabrication. Voilà donc corn111P11L ont quaclruplé les salai1·cs, M. Volla1·cl. Quant à la diffusion de la p1·opriéü\ Pllo so fait su,· une' Ü'llo ôcholll' qu'il y a quelques années il y èWait Clouz0millions ck p1·opri ,taires eu F1·nnc0, actu0llemcnt on 011compte au plus sept millions. Avant. peu il n',v en aura plus quo quelques milliers. Nou~ sayons aussi quo 10:-c·aissp:,;,l'épari;tne sont ga1·niPs par l0s économies dl' rlcux milliom, <101lonwstiqucs ou rl'c'mployl'.•sp,•iyés, si cho1·s à M. Volla1·d, probahlC'mC'nLpa1·coqu'ils no fout pas rlo g1•èycs. L'ASSOCIATION CATHOLIQUE. -- Dit L1ÉTAT ACTUEL DE LA GRA 'DE INDUSTRIE : DES RÉl?ORlll ES A OPÉRER. - DanH la l'O\"Ue qui a tifro l'Association catholique, M. Urbain <lué1·in fait, souR le tit1·0 que nous indiquons ici 011tHt1, une critique cks consequ0nces sociaks do l'ill(lusti·io moù01·no. Tl déc1·it aus:--i, ot c'0:-t lit qu0 11ous 1w sommes plus cl'accord arec lui, ll's ré-fc)l'Jnos (Jui, :-.01011lui ct, les ::iic11H, :-;ont sl 1UIC'scapables d'atnélicH'Ct' k 1;01·t(h's L1·ayaill0111•:-;. Rt'latorn; d'alJot•cl(out.o la sub:-;Lanc<'rl0 la critique: « Ju::;que dan:- lcs dornièr0~ annéc•s clu xv111° sièC'k, <lii.M. (luéJ'ii,, 1'inrlustri0 était basée• sur CP 1wincip0 qu'clll' deYait procm'c'1' <lesmoycnt1 d't>xistence 1·ég;ulie1•:-aux farnillcH qui en rlépenrlaieni. (, Ll's pat1·ons iles ntzglomérations urbainN; et ma11ufactm·iè1·cRc1ui employaient, rlans leurs foyc,·s ou leul's atelier1-1 lt's incliYi<luséloigné~ 1ln lien natal, ou qui on provoquaient. l'émigration, croyaient aYoir contracté enwrs eux <lesobligations de pat1·onage, (lès qu'ils les ani.ient. engag-és à leur set·Yice. Selon l'opinion régnante, les m:i.îtt-csétaient tenus clo gni•flcr le~ s0rYiteurs fiilèles à leu1's <leyoi1·R, <le1·c111placcrle scrYiteur décédé par un ùc ses enfants, et de concom·i 1·à 1'6tablissem0nt <lesautres par des co11seilset de bornioffic0s. Am1si le sahiii·o se mesurait-il plus n,ux besoins 110la famille qu'à la quantité do tt•ayail fourni. L'ounier n'était pas onyisagé uniquement comme un instrumont de production, et'la garantie de la stabilité
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