La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

570 LA REVUE SOCIALISTE pour but que l'appo1·t du gain. Les 4/5 an moins des p1·oduils lilté1·ai1·escessei·out d'exisic1· sans que le p1·oµTès0n sonll'l'c. H) Bebel <lit que les Yoies (1e corn1mrnicalion <'.•tantatnélio1·écs et augmentées dans la société fntm·0, il se1·a 1Jlus facile ile H>yaµ:e1· pom· s'im;fruit·c que rlaus la société ac(u<'lle. Le ti·a-rail sl' i.l·oun'm 1·églé tlC' rnaniè1·e à cc <1ueles in<liYidus aient parfois la possibilité d'en(.rcp1·endt'e un -ro.raµ:e<l'utilité ou d'ag1·étneni. Quant aux -rieillai·rls, aux infirnws, aux malades, lo1·s11n'i!sne pounont plus Ü'a.Yaillcr, la soéiélé km· <lonn<'1·ales mo.r<'ns <le YiYt·e sans qu'ils soient M•pell(lauts de la co111rnune ou de leu1·s cnrants. Apr~s ayoie trantillé pornlant (1u'ih jouissaient de lcm·s fo1·ces, ils auront la po:-;sibilité <l<'fini1·irnrn1uille111ent leur Yie. Les malaclü•s dcYioncfronLplus rai·cs pa1·ce qu<' l'existence sern 1Jlus1·ègulière. La nom·1·itmv dan( p1·éparée scieniiiiquemenL dans des éfablisscment:-; publics, I<•::--;;oins<ln m<'.•nagese1·on1moins compliqués. Les domestiques disparnîl1·0J1t et l'on éo111pren<lai:-;ément que la Yie de fan,ille so t1·onYe1·acomplèi<'ment teans1ormée. LA FEMME DANS L'AVENIR Dans la société nouYelle la remme tout. à fait inùèpen<lante ne se verra plus exposée à aucune domination ou exploiiaiion : elle (leyiend1·a l'<'.•gak <k l'homme. Elle 1·rce,Ta la même éducation que l'homme excepté <lans quelques d<'.>tailsoù la différence de sexe exi:,rcl'a une éulLure spécial<'. Colllme l'homme, elle pourra donc <léYeloppe1· librement ses fot·ces, ses capacités physiques intellectuelles et choisir pou1· la sphère de son actiYité ce qui est conforme à ses goùts eL à ses aptitudes. Pout· ce qui conct-1·ne l'amout·, la. femme joui ut d'autant de libel'té que l'homme. Elle pou1·1·a,au même titt·c que lui, manifeste,· les sentiments qu'il lui inspi1·e.Elle ne sera guidée dans son union avec lui que pai· l'arnour,comme dans les temps p1·imitifs. Cette union ne sera qu'un silllple an·angement 1n•iyé, sans le concours <l'aucuu fonciionnai1·e; an'c cette diffé1·encc que l'homme n'obtiendra. la femme ni comme p1·ésent, ni comme ma1·chanùise, et qu'elle ne sera pas son esclave. La satisfaction des besoins sexuels, est une affaire personnelle à chacun, et dans laquelle nul autre que l'intéressé n'a le <.li-oit<les'immiscer. Le discernement, l'instl'Uction, l'in<lépen<lance faciliteront les unions. Dans le cas où l'antipathie, le dégoût, l'incompatibilité <l'hnmeu1·succèùel'aient à l'amour entre l'homme et la femme, la morale leur imposel'a le <levoie de rompre une union qui, n'étant plus basée sur l'amour, deYiendrait anormale. Enfin l'héritage étant supprimé, les mariages d'intérêt u·am·ont plus aucune raison ù'êti-e.

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