LA FEl\IJ\lE INTERNATIONALITB 571 Bebel diL qtw le soc.:ialisme ne peut èti·c l'ealisc; par un peuple isolé. Quoique le p1·incip<' ,les natio11alitc;s,,!l1i sert aux. monarques eL aux gouYc1·nants po111·1•xploite1· l<'s [J<'UlJl<'s,scrnblerlornine1· enco1·e tlans le monde, Pll 1·t'•aliU,J'inkl'11ationalis111e c.:osmo1iolilecommeuce à pénét1·e1· ks populations. 'l'ous lt•s peuples se t1·ouyc11Ldans les mèmes contlitions soc.:ialcs. ~ous yo,rons pal'!out les mèmcs lutte::; de classes, 11uisc1·ont ,léc.:isiYPsayant la lin du xrx'· sii>dc>. Dam; l'élëtL soc.:ial 11om·c•,wl'ondt'· sui· dc•s bases inlc·1·11ationales, les uations ciYiIisc;es se tlo1rna11l la. 111ai11 1'01·111e1·011 t une fétlé1·aLion ,l'où la g-uc1·1·t>sm·a 1Ja1111iP.La paix n11iy1•1·sc•ll<'n est pas uu 1·ë,·e comme' le pl'C·•tentlentqut'ltJU<'spo1·(p111·sd'unif'o1·11H•. Les génfrations l'utu1·e-.;1·c·•soudm11lsans dil'ficultè les pl'Oblèmcs sur lesc1uels ont pùli les plus J'ol'(ps tè•tes du passt'•. Un 1n·og1·ès en amène1·a u 11 aut1·0 et l'l1u111aui ({~ a Y,UlCCJ'a ::;aus COSS(' ye1·s un pe1·f<'C.:(ÎOllllt'JlleJ1t sans limiü•s. EXC~S DE POPULATION Au point de' YU<' international où nous n•nons de nous placr1·, nous pouYons jugt~,, une• a11t1·c>c1uc•stion l)l'Ùlante, <'l'll<' <le l'augmentation c·1·oissau(<'de la populaliou; ca1', tle la solution ,le cette question MpPntl la solution d<' toutt•s les auii-es. Depuis Malthus, on a b<'aucoup disculé sm' la loi qui 1·égit l'accroissement de la. population. On sait qm', <l'ap1·èsMalllrns, la populalion d'un pays augmente <la.nsune lll'Opol'Liongéom<-l1·ic1uela.nclis que les mo.\'('Jls d'existence croissent clans une proportiou m·it.hmétiquc 1, 2, 4, 8, 16, 32 pout· la population 1, 2, 3, 4, 5, G, pour les Yiv1·es. Une telle clispropo1·lion fioiea par s'établir entre le nombre clos habitants et les moyens ,l'existence qu'il eu 1·ésu1Le1·aune misèl'e génét'ale et une eŒro.vable mortalilé. Pour éYiler cet élai <le choses, il faut, toujom·s ,l'après Malthus, s'imposer l'abstinence dans la production des enfants, lori-iqu'on ne possède pas les moyens de les entretenir. La c1·ainLcde la su1·population est ancienne. Elle a existé pendant, une certaine période de l'histoil'e romaine, ainsi qu'a la fin (lu moyen-âge. Il est à remarquer que celle crainte s'est toujours manifestée aux époques de décadence sociale : ce qui est facile à comprendre. Dans l'ancienne Rome elle existait au moment où toutes les terres se trouvaient ,possédées par 3000 personnes seulement. De mème a
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