LA REVUE SOCIALISTE absolument comnw chez nous, que le résultat de l'expérience 0t <10 tout le jeu qui s'en suit. Or, les animaux n'ont pu acqueri,· l'expéricncC', c·est-it-dire n'ont pu juger une chose. bonne ou rnauYais0, que d'ap1·és le plaisir ou la clouleur qu'elle leur a procuré. Par conséquent, si les animaux joui!::isentet souffrent, c'est parce qu'ils sont sensibles. Nous axons des 1weuœs de la sensibilité animale et tous les jom·s nous en acquél'ons de nouyeJles. Qui n'a pas, ou n'a pas eu un animal chez soi, qui lui ait montré par des cris ou par des actes, qu'il souffrait ou qu'iljouissait au contact de certaines choses; qu'il aimait ou qu'il détestait certaines personnes, certains obj0ts? Pe1·- sonne éYidemment, sauf M. Putsage et les pm·tisans clesa théorie. Faut-il rappele1· l'attachement, l'amitié du chien, ses inquiétucles. sa peine lorsqu'il \'oit pa1-tir son mait1'(', sa joie lorsqu'il reYient, son respect pour les choses qu'on lui a <léfenclude touche1·. Faut-il parler des facultés uniYersellement reconnues ,les hirondelles, des corbeaux, cles moineaux, des cast<ws, des éléphants, cles cheyaux, des singes; ,les magnif1ques organisations sociales ,les fourmis, clesabeilles, des termites, etc., etc. Je ne Yeux pas me ,lonner la peine d'en citer daYantage, tant il me semble insensé de nirl' la sensibilité et l'intelligence animale. Celte sensibilité et cette intelligence ne <lifférent de la nôtre qu'en quantité. Les hirondelles, les moineaux, co1·beaux, col'lleilles, etc., ont même les facultés supérieure: de la raison et de la justice (si M. Putsage n'est pas conYaincu nous citerons rles faits). Aujourd'hui, nous n'en sommes plus a discuter des faits, des facultés uniYersellement reconnurs, puisque, non seulement nous reconnaissons que les animaux ont, bien que moins déYcloppées et souYent en germes, les mêmes facultés ,1ue l'espéce humaine, mais nous sayons disce,·ner les espèces chez les,1uelles une ou plusiem·s facultés sont plus développées que chez les autres espèce!::ainimales: ainsi b mémoire chez les éléphants,l'esprit de consb·uction chez les castors, les abeilles, etc., etc. Nous n'en sommes plus aux. théories colinsiennes, a dire (1ne l'homme est un être à part, seul clouéde sensibilité, étant seul lib1·e; qu'il est composé de tleux parties : une partie matérielle et transitoire, le corps, et une partie immaté1·ielle et éternelle, Lime; <1ne l'âme étant le siège ,le la sensibilité, celle-ci est immatérielle (et cependant la sensibilité, malg1·é l'immatérialité dont on \'eut fai1·e son attribut principal, se réduit et finit par disparaître sous les ciseaux du vivisectem·), et que conséquemment l'hypothése de Descal'tes,sur l'automatisme des animaux,est une vérité scientifü1ue(9'??); que les animaux, n'ayant pas d'àme, n'ont pas de sensibilité. Il y a longtemps que - devant le nombre toujours de plus en plus
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