La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

A DES REVENANT:; DU CA.nTBSJA:-;1s~rn 361 l'ait et se déYeloppe. La conscience a rles degrés. Il est éYident. qu'elle est moins grande chez les ètres qui nous précèdent que chez nous, puisqu'e,lle est en raison du <léYeloppement<lusystème nerveux., de la localisation des sensations. Prétendre qu'il existe chez les. hommes une sensibilitë immatérielle qui e:c-téternelle, c'est vouloir ,lire que nous avons une conscience éternelle, c'est-à-rliee absolue. Or, tout démontre que la conscience humaine est très relatiYe et ne s'ex.e1·ceque sm· un petit nombre cle choses. Soutenir une pareille théorie, c'est entrer entièrement dans le clomaine de la métaphysique, c'est Yonloir nager clans les nuages, c'est bâtir sur le sable. La science, c'est-à-dire l'obseryation, l'expérience, est contraire à de pareilles idées. Ceux. qui les sontiennent ne sont que <les songe-creux, qui ne youlant oune pouvant se baser sur l'ex.pér·ience, préfèrent croire aux. élucubrations de leur ceryeau au lieu de chercher rlans ·1e clomaine rles faits le mécanisme des choses, la nature <lela vérité. L'homme pense, dit M. Putsage, au moyen de cet appareil compliqué qui se nomme le cerYeau, mais ce n'est pas le cerYeau luimême qui pense. Le ceneau est peut-être le sièµ:e, l'instrument de l'intelligence, mais il n'est pas l'intelligence elle-même. Je me demande en Yér-ité,puisque M. Putsage ne nous l'iJH.lique pa:c-,c1uelle est la chose concrète ou abstraite qui pense à la place du cel'Yeau? Je me demande, si le cerveau n'est que l'instrument de l'intelligence, quel est l'agent matériel ou immatériel qui se sert de cet instrument pour le faire mouvoir, Yibrer à la guise de l'homme? A moins de croire aux. Yieilles, surannées et obscures théories théologiques ou rnétaphysiques,je ne Yoispas ce qu'est l'intelligence, ,l'après M. Putsage. Il est pourtant bien plus simple de comprendre que l'intelligence n'est que l'effet, que la propriété fondamentale de la nature et du mécanisme du cerveau, lequel ne fonctionne que sous le facteur de la sensation. La science ne nous démontre-t-elle pas que l'intelligence est. absolument comme la conscience,dans un rapport éLroit avec le développement clu ceneau, ayec son degré de vitalité, d'énergie, avec le degré clerléYeloppement de certaines facultés, ayec le degré d'instruction, ayec l'état du milieu naturel et clumilieu social? L'intelligence est relatiYe d'abord à la somme de forces receptives qu'a le cerYeau d'un indiYidu (1). ------ - ----------------- (1) Ces forces dérivent de la capacité intellectuelle rie l'espèce à laquelle l'individu appartient, et ensuite, de la somme de force~ que son milieu social et ses conditions d'existence, out pu lui donner et lui donnent. Les ablations, les lésions cérébrales diminuent, affüil>lissent i'intelligence et

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