f.>ÜÜ LA I\EVUE SOClALlSTI!: présent, nolre d1,~orie n'a rencontr.:: que ùes uégalions ::weugles et pas une seule raison de science. Pernieltez-moi, Monsieur, ,le r~clame1· pour la présente l'hospitalité dans votre prochain numéro et agl'CSez,a,·ec mes 1·emerciements pour ce que votre compte rendu renferme d'obligea'lt pour moi, l'exprnssion tle mes sentirnanls tle parfaite estime. M. J. PuTSAGE. Cert.es! je Yeux. bien Lliscuter, et le plus scientifiquement possible, avec <lescont1·aclicteurs aux.quels mes amis ont toujoues refusé de tlonnee la eéplique,en ilisant que ,le pareils Yisionnaires étaient audessous cle la ùiscussion . .Je CL'ois,pour ma part, que les plm, granùes erreurs peuyent se glisser clans les ceneaux. les plus sains et les plus robust0s, et que l'on ne tloit pas toujours tlésespéi'er du salut mental des ,lévoyés, ni de Yoi1·1·eyenir au bon sens et a la 1·C.:•alicléeux. qui, comme :'ILPutsage et ses ral'es corclig-ionnair·es, s'en sont un peu trop écal'tés. Puissent les quelques faits qu<'je yais énumél'er, les quelf1t1esyérités que je Yais rappeler, éclairer M. Putsage etses amis! Puissentils cesset' de c1·oire, ù'après l'orgueilleux. sophiste Colins dont ils se recommandent, cesser <leprétendre, axoir démontré l'erreur maté1·ialiste de la sensibilité, l'insensibilité des animaux 1 » Je serai bref, le sujet l'exige; je commencel'ai par la réfutation sommaire de la Yieille et. absunle théorie <'artésienne, rep1·ise par Colius par· une soete de gageure contre la science et l'évi<lence. Les faits abontlent a l'appui <lela sensibilité et de l'intelligence animale; nous n'en citerons que quelques-uns pour ne pas allonger la discussion. :M. Pntsage prétend qu'il y a deux sol'tes de sensibilités. La sensibilité réelle, dit-il, c'est ce qui,en nous, perçoit la modiÏJcation,et la sensibilité matérielle, ûlusoire, apparente, c'est la mo<lification seulement. Pourquoi 1\1.Putsage fait-il, de cleux.phénomènes absolument distincts, un unique phénomène f!UÎl cliYi.e en deux parties? La sensibilité réelle n'est autre chose que la conscience,et la sensibilité matérielle, la sensation, qui est on peut dire, la source, le point de départ de la conscience. Il n\ a pas non plus une sensibilité mat.éeielle perceYant la modification et une sensibilité immatérielle ayant le sentiment cle la sensation. Il n'y a qu'une sensibilité, et elle est matérielle, qui, lorsqu'elle est ex.citée, raYiYe ùans la mémoire <les sensations préalablement reçues; alors il y a conscience, c'est-a-dire connaissance de la nature clela sensation et <lela chose qui l'a produite.Si la sensation est nouvelle, la conscience n·ex.bte pas; ce n'est qu'au fur et à mesure que les sensations se multiplient que la conscience appa-
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