La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

:\IENSOSGES CON\'ENTION:-lELS DE ~OTIII!: CIVILIS.\TIO~ !:.57 Le journafü;me n'est pas un ponYoir arbitraire, un ,kspotismc, chacun est libre d<' n<' Caire aucun cas des opinions ,111joul'llalisic, tant pis pou1· ceux <1uiacceptent ces opinio11ssi elles sont absurclc•s. Si un journaliste, léger et sans conscience, a le pouYoi1·de prépal'CI', d'amener fles réYolutions et des guerres, d'atti1·er su1· sou 1wop1·e pays ou sur des pays éti-angers la !léYastation ou la guene, la g-ramle faute en est à l'ignol'ance gcnérale qui fait que la masse accepte sans discernement les opiuions lln journaliste qui flatte ses préjugés. A cc mal, le remède socialiste, l'nuiYet·salisat.ion ,le l'instruction. » Dans le chapitre ltni suit, l'auteur parle du (lu!?I,mais c'est un<' question secondaire qui ne touche que ceux qui 011 usent.. Lib1·e a. eux de l'enYisager a leur point de Yuc et nous n'a rnns. pas à nous étemh·e sm· ce résidu de la barbarie féodale. Ayant ainsi passé, sur tout le corps social, le scalpel d'une c1·itique siucè1·e, Max Nordau conclut comme il devait. Il faut so1·ti1· de l'état actuel, la contra<liction entre la nom·elle conception du monde et les Yieilles institut.ions attristant tout homme ciYilisé, et chacun aspirant al'llemment à échapper a cette soufh·ance continuelle. « On croit souYent, dit-il, quïl y a Lleuxméthodes pom· 1·etrouyer la paix perdue et qu'on a le choix entre elles. L'une serait. de retom·ne1· 1·ésolumeot en arrièl'e, l'autre d'alle1· résolument en ayant. Il n·y a pas deux métho,le::.;,il n·y en a qu'une. Retourner en arrip1•e est impossible, s'anèt<'r l'est également. 011ne peut qu'aller en ayant, et plus vite on marchera plus tôt on arriye1·a au but qui assure le repos. Aucune force humaine ne peut déterminer l'esprit tle l'homme a renonce1' à des Yérités acquises. Et pourtant on peut faire impunément, rl'nne prét.ention toute semblable, le fond d'un pl'ogramme <legouYernernent. Beaucoup d'aucliteu1·scousenent leur sérieux quand un homme d'Jttat recommande le retour aux Yieilles i,lées théologico-féodales pom· gué1·fr les maladies du temps. Le salut <lel'humanité n'est donc pas llaos le passé. Le présent lui est intolérable, elle doit par conséquent mettre tout son espoir dans l'avenir. La lutte de notre conviction contre notre hypocrisie nous agite constamment et nous 1·end impossibles le repos et la paix; telle est notre situation. Les philanthropes au cœur tend1·e, mais à la Yue courte, sont inquiets de J'ayenir parce qu'ils croient :r voit· de la grossièreté et de la licence effrénée, peut-être un retour à l'état bestial; ils pem·ent se tranquilliser. L'humanité sans Dieu, sans despotisme et sans égoïsme, sera infiniment plus morale que celle qui prie Dieu et tient. sa poudre sèclte. " La morale religieuse se base sur l'égoïsme et la peur des chàtimeots corporels; sut' l'espérance ,les avantages du paradis et la

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