556 LA REVUE SOCIALISTE société future ne rec:onnais:;ait pas comme son dernil' ùe protéger les femmes contre les pt•iyations physiques: « Comm<' enfant, la f<:>mmedenait recernir les biC'ofaits c le l'é<lucalion génfrale ile la jeunesse; plus tard, elle denait ê ffOÎl' droit à une ex.iste11ce assuréP, soit dans la maison pateJ'l1ellP, s oit <lans des établissrm<'nts spéC'iaux. Il faut qm' la soc·iété aniYc it sentir qu'il est honteux qne, au i-;pin d'un <'fat ciYilisé, une fem11H•, qu'elle soit j<'nne ou Yieille, bell<' ou laide>, puisse>èfr<' ,lans l'iudiµ-< 'ncc>. » Nous YOU<ll'ionsen plus, aYec Jtmile de r.i1·ar<lin, que la femme fùt c·onsiclét-ée cornnw l<' c·hef cl<' la famille et <1ue sa situation se L"essentit <lecelte cligllité sociale qui lui reYient. Nous Yoiri atTiYés à c:r que notre auteu1· appelle: Les divers petits menrnnges, dont il trace le tableau toujours aH'C la mi-me Yet·Ye critique. Sa définition ,lu Mensorige de la presse est d'une 11iquaute actualit(• : « L'opinion publi<1ue, dit l'autem·, exe1·ce une influence in contestable sur l'incli,·idu, aucun ne s\ soustmit <·omplètemen t. l\Iais qui possède les att1·ibuts les plus hauts <le>l'opinion publi< 1ue et cle qui les tient-il ·t L'hypothèse en yc1•tl1 de laquel!P l<1peuple 1·éclamc la libel'té de la p1·esse, c'est que l'opinion pul>liqu<' <'t la p1·essc sont i<lcntic111('S.L'opinion pu bl ici U<' Il 'est au it'C'chose que>la conscience de l'c's1 1èee, comme la conscience n'C'st aufr<' chosl' qu<' l'<'x.p1 ·C'ssionde l'opinion publique clans lïndiYidu; l'opinion publique ti· ouYe-t-elle, dans la presse, son ex.pression légitin1<' et sans é<Jliiniqu e? << Pout· r(•pon,h·c à c-ettC'<1ucstion, il faut rnir cc (tlll' c'C'st <g1·un joul'nal, comment il nait, c:om111cntil e:-;l l'ail. L<' premie r Yenu. un podd"aix, un bohème, un spéculat('UI' peul, :-;'ila de l'arg ent ou s'il tt·ou,·e dps commauflilai1·( 1s, l'onder un jou1·rntl et tlen•ni1·, ,lu joui' au lendemain, une puissance qui t>x.e1·ce une p1·ession sur IC's ministre:-; d sut· le parlement, sui· l'art et la litté1·aiurc•, sui· la bou1·se <'t l<' commerce. Des jom·nalistes légc1·s on sans C-lll!Sci<1nce, ont pt·éparé et a1nP11é,lt>s 1·é,·olut ions ou des p:uc1·1·cs;i ls ont att11·é sut· lem· lll'Op1·ppays ou sui· des nations t•lranp:i>1·esle 11 1alheu1·et la M•Yastat ion. S'ils aYaiPtlt été l'ois, on les aurait ehassés; s'ils aYaient ét<' ministi·es, on lem· aurait intenté un pl'Océs capital; c omme jom·- nalistes, on les a laissés absolument it'an<1nillcs et se uls ils sont sorlis sans dommage cl<' la ruine g-éné1·alc, q1H' s<'nls ils ,n-ail'nt oc:casion11éc. « N'est-il pas étonnant qu'on suppol'te un pouYoir si a1·bitmit'e, un IPl dPspotismc :-;ans la plus lép:èn• 1l'ntafiYc de réYolt<', r épornlt·<msnous à l'aulem·? Certainement un joumal n'est pas l'exp1·ession ,le l'op inion publique, mais il fait, l'opinion, il indique aux. irnliYidus, qui ne sont pas capables de 11cn~c1·pa1· eux-même~, quelle doit èlt·c le ur opinion.
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