La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

514 LA REVUE SOCIALISTE LE SOCJALIS~IEN ESPAGNE Non s0ul0rn0nt 10socialisme est suho1•c1onné,clans ses manif0stations f('énfralPs, aux. lois de l'évoluiion humaine, mais encore, chez chaque Jl<'npl<' il po,·te l'empreinte du clévclopprmcnt volitique et hi,;(01·iquc pai-ticu1ir1· c1C'la nation; c'est pom·c1uoinous fai:--ons 01·dinai1·<•111ent p1·étt'<k1·nos esquisses <k <1uelqucsin<licaiiow:;histo1·ic1ucsommai ,·es. Il s<•1·afait d0 111[>111c lans la p1·<':--enieétude, consac1•(•eau sociaJi-;rn0 l'll Rspagnr, <1uis0 disiingu0 pa1· rles pa1·Liculêu·itéssi ca1·aclfristü1ues, 1·efJet <lu passé hislo1·ic1uede la noblr nation crHoihère. I La Péninsule ih<'•riqnequi, p0n<1antJe moyrn ,lgC', soue;;la lll'il- •1ante domination <h'sMam·es, axait joui cl'unr [.rloirc a1·ti~•di(1uret littfrai1·<•ci <l'une Jll'Ospfrit(, économiqm' inouïcs, connu1 lrs somlwrs jcm1·sde la misc'J'Cet tle la :-.e1·,·itude,immédiatemen1 ap1·ès le friornphe <leschrétit>n:-.. Le r1éclinrnol'tel cornmrnc;a avcc Ferclinan,l et 1:-.nbcllcqui,a1n·rs ln pri:-.ede G1·cna<l<',sacl'ifiè1·entu·iminl'llemrnt, pa1·fanatisme 1·c,1iµ:irnx., Ir:-.g1·anclsini<;rêts de ku1·:-.peuples il la hal'lim·e inlol61·ance clu catholici:-.rneirn1ui:-.ito1·ial- anéan li:-.:-.enwni<l<'sl\Ianrrs et r<'Xpul:-.iondes ,Juifs- IC'sc1eux.:-.om·ccsviYes <1<'la 1n•ospél'ÎÜ'écono111i- <1u<'P:-.pagnol<'it cc'Hc>époque (1). Au rnoin:-.1·<':-.(ait-ilcnc·n1·eles lihrJ'ié-, politiques et Ir:-. gm·ani it>snationale•:-.: les Cortès et lcs Commmw:-..:.\Iai:-.C'llesne :-.unécm·r1lt pas ù l'aYènrment rlu tt·i:--Le!ils clc Jeanne la Folle, cln rn'•fa:-.l<.'Chadcs-Quint. Le iy1·an :-.chrnl'la, tout ,l'abord, it d'héroïques résistanc€'s cl il lui fallut vaincre le magnific1ne sonlèn'me1lt rles Communeros, qui (1) « .Jamais l'agriculture n'a été aus.?i floriss:rnteen Espagne qu'au temps des ~laures (1x••xl\·• siècles 1. L'industrie et le commer<'e n'étaient pas moins d,:vdopp?s. La J\Ié•dite•Tanée fut pendant deux siècles un lac mu~ulman. La 1·enommi'•e des fabric1ues d'armes cie Tolède, ries fabriques d'étoffes et de tissus de Valence, de Séville et de Grenade, des cuirs de Cordoue est devenue légendaire. « Quant au peuple espagnol, sous la domination maure, il se composait, dit

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