La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

L'ÉDUCATEUR ET L1ÉDUCATRICE DE L'AVENIR 513 tian graduée à. laquelle il faut bien se soumettre, comme à toute science. Et cette science comme la science de l'e'ducation remplacera les règlements ministériels, indiYiduels et autoritaires, yariables et contradictoires, humiliants pour des Jtducateurs. C'est cette :cience qu'ils appliqueront. Quand la s1_;iencdee téducation sera tormulée eu loi d'après des expériences certaines, un éducateur n'en pourra ignorer ni violer les lois, pas plus qu'un chimiste ne peut, s'il veut analyser un produit ou former un composé, rlélaisser une seulC'rles précautions, oublier une cles prescriptions, que l'expérience a prouyé i>ti·enécessaii;es à la 1·éussite de l'opé1·ation. Lorsque la science de la culture clel'homme ou celle de la méthode des réformes set·ont constituées, l'échelle p;eacluéecles moyens d'action, les infiniment petites évolutions nécessaires à l'évolution total(', seront si bien établies qu'il ne sera [)lus pos. ible a un éducateur cle se soustraire à. ces lois fatales, et que la sùeeté et la fixité des opérations mentales et sociales s('1·ont aussi bien établies que la sûreté cks manipulations chimiques. Ceux qui opéret·aient mal seeaient des maladroits a renYoyet· de la profession. Alo1·scotte domination d'une science, 1·emplacera le règlement administratif; pourquoi un règlement quand le liue scientifique donne la règle pédagop;ique'?Si l'instituteur est sarnnt, il connaît la science, il l'appliquC'ra [)lus sùrerncnt et ;ffec plus de conscience que s'il n'est pas soumis à l'autorité d'inspecteurs et <leministres dont le moindre défaut est d'être extraordinairC'ment changeants, t1uand ils ne sont pas extl'aortlinaiœment incompétents. G. FHANCOLIN.

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