La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LA FORCE 49 RéYolutionnai1·cs, et che1·chent 1·rfuge dans le plus abject senilism0. Son <léisme an'uµ:lc 'la met bien au-dessous de cel'taines Dietes qui, 1lu moins, ont aboli le catholicisme. Ap1·ès aYoir conclamné Louis X.VI et la Gil'Oll(k, elle clécrete la tyrannie du Comité ile Salut public et le supplier des apôtres de la Raison. Elle n'ayait qu'un mot a cli1·epo1111; ·omp1·('sans 1·rtorn· aYrc le passé, sa pusillanimité nous a légué tons les maux qui nous ac('ablent rncore, et son œune rst a 1·cCai1·eL. e Corniié, l>nltalc- 0x1)]·('ssion de cette tl'istC:' assrmbléC:', sac1·ifia aux menées arnbitiC:'usrs, la sponürnéité rnèmo de la RéYolution, offi·it aux 1·oisla tètC:c' le Cl0o!z, et. ne sut que fraye1· la 1·oute à Bonapa1'te et au Chl'istianisme. C'est ainsi que la foecc maniée aYec malad1·cssc se tourna conü-c la RéYoh1lion et la poigna1·cla, apt·es l'aYoi1·soui llé0 pout· longtC:'mps. Il y a loin toutefois <les deux mille rxécutions pai·isiennes aux miilions d'hornmec; moissonnés pa1· Bonapal'te clans les supplices stratégiques, et des .iorn·nées d0 Sl'ptc111b1·e,aux bouche1·ies mona1·- chiqnes et 1'eligicuses. La RéYolution n'a pas la scil'nce profonde ries aristoceaties clans l'ad. de l'extermination, elle ne posse<le pas l'instinct canrnssie1· des lton1111cs et des castes de Jll'oio. Los nécessités de la lutte cont1·astent ayec le fond des p1·ineip0s, de la ses fatonnements l't son manque ile mesu1·e 0t. d(' suite, tantot faible jusqu'à l'ay0uglcme11t, tantùt 1'ul'i0ux jusqu'à la frénésie; l'exci>s en tout. L'Inqui. ition, Philippe II, les Chouans, les homrues de Juiu, tous les maîtres p1·ocedent, pa1· masses, à froid, sans jugernen{, sans écho, aYec le soin de dt>shono1·e1l·es Yictinw ·, de tuer non seulement lem· Yic, mais lem· honncu1· ctjusqu'ù la pitié. Les rois ont des oubliettes et des bom·1·eaux muets. Le chef-il'œuyre comme toujours, fut l'Inquisition aYec ses bùche1·s soule1Tains afin <le rôtir à huisclos les Yictirnc.-. Cc s,rsteme n'exclut pas à l'occasion les cérémonies à•grnnd spectacle; il réunit l'esprit de suite et l'implacable logique. Le progres des idées ernpèche ~eul les chrétiens de brûler aujourd'hui ks libres penseur::;. Qu'ils reprennent un seul jour la puissance et on wrra. Tuee et b,iillonner est la plus aisée des politiques, elle a enfanté des mi1·aclcs. C'est ainsi que l'Espagne s'est catholicisée, le Mirli abjure la <loctrine Albigeoise, le Poitou, ce nie! d'hérétiques,deYient la Yernlée, la Bohème <les IIus::;ites catéchisée par Sigismond est aujourtl'hui un lieu d'élection chrétienne, le catholicisme belge est fils du duc 1l'Albe et de !'Inquisition. Glorieux ancêtres! Partout le fer a implanté la foi. Antre est le procé<lé réYolut.ionnaire. Dès l'abord, le clogme de -l'im·iolabilité de la personne humaine, puis iles jugements réguliel's, une publicité qui n"t jusqu'a la brayacle. Plus rle ce hél'issement tle 1·oues, de gibets, de brodequins de fe1·,rle cheYalets, appareil ,le l'ancien régime, une seule machine <le mo1•t, celle qui t1·anche ayec le 4

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