50 LA nEVUE SOCIALISTE moin!::i (le 1louleu1· la Yie ,l'un ennemi. La Répnbliqn0 élèYe-t-clle un échaCauc1, c'esi, :m· une ntste place où le Po;raliste peut mom·il· cornn10 sui- un 11ié<lestalri rnnfcsser sa foi a la face rle l'Eui-ope. Aul1·e faulc', la Rérnlu!ion n0 sait ni désl10nor01·, ni calomni01· Crni<lement ses Yidinws, 0lle les insulte, les pom·suit <leses colè1·es tlont la brntalité 1·érnlte enco1·e aujou1·rl'hui notre tlélicatessr, ellr finit le plu!::isotn-0nt pm• 1·e1Hli·ehommage à leur com·ag0 et à l0rn· fe1·melc'. Comment s'élmm0r qu'rlle l<'lll' ait concili(, la pitié rles génél'ations? .)aillais l'Ai-i::;toc1'atie et le Clu-istianism0 n'ont ch,llié le zèl0 '10 leurs satellilrs, ja111aisils n'ont <lemanclé compte à l<>m·sT01·r1uemarlas et a leurs LouYoi::;.La RéYolution a tué presqu<' 1ous ceux <1ni l'ont senie, ellr n'a profité qu'aux c-onlre-réYolufionnai1·0s. En <lépit de la plus l1·agique rles mises en scène, le couteaf1 t1'eml>le rlans les mains <10 la RéYolutio11, elle hésite <'f s'éµ:a1·0 ;\ c:har1ur in::;fant. l'igno1·ancc !le sa mission rt. !le se:, m·igiues la rail tl·(•lrnc-he1· c:ont1·etous les obstac:lrs, son apathie p1·irnitiYC'lui c1·(•eun ayc,ni1· de• cruautés. Fille !lu xnu 0 siècle, C'lle laisse lt's 11rèl1·cslui lll'épm•e1· une gn01-re ciYil0 qu'elle ne pom·rn, étouff'c1·, rnème dans !les flo1s dr sang. Desc:endantr <lrs .Jacques, elle Yenil aux ban<les noires la maiurnorle riu'elle rùt dÎL<lounC>aru peuplc0 • Ame rles Lolhu·rls et <leshé1·étic1ul.-'s,Kémésis d0s S(•n-et et <losGalilée, rlle counr <leson égi<le le:, autels où l'on a tant <le (ois sacrifié sa pensée. Patronne <les g1·a]l(les communes <lu xrn° sièc:lr, elle b1·ise ses plus fl<lèlrs amaHts, les municipaux <le Paris. La fîère réYoltée, l'émule ,les Spal'tacus et <les Mnnze1·, s'attelle an chai· du Comité !le Salut public, s'<>nchaîne au sophisme sanglant de RobespietTe. C'était 1·<'culer au-rlelà d<' Louis XIV rl. clos Pademrnts. Aussitôt changement à yue. L'esprit antique do l'Exle1·minatio11 rrpai·ait aYec le t1·iomphe cluspiritualisme Pt la !li c-f al m·r rlrs corn ités. l"ne boucherie froi<lc etcorercte,aCaire ti-rssailli1· lrs n1·a11n'll<' ('f les n1·illandns, entraîne pèle-rnèle Jlébe1·t et Danton, Clootz <'f,J>es111onlin!::i,les exagél'és et le~ Î]](lulgents, les royalistes rt les exaltés. La loi de P1·aii-ial, ce plagiat <ln rnamwl <les I1H1nisiteu1·s,esl un h)·111110 it l'Blcl'llrl. Plus !lejuµ;enwnts, plus <le !léfensrnrs, u11r seule peine (,µ:ale pom· tous les délits, fatalo comme un aiTèt dt>Rlrndamantc ou <k n,·acon, la mort. Ils ne yoyaicnt pas, ks rnisè1·ablcs, quc>frapp01· l'm·enir ap1·ès nToÎI· frappé le passé, c'était. pat·t1uc.'1·la RéYolution 0nln' !leux écha(awls, la pousser rlaus une impass0 ai1 bout rle lac1twllc était le suici<lc. Le pontife Robcspi<'1·1·ccon1inua jusqu'au bout à oJfü·ier la m0ss0 i-onp:<'s, on Rousseau clans la main; il répandit lP sang (le ses c11ne111is C'l rlc ses compagnons, jnst1n'it ce r1uc Cl'ite ma,·cc pom1JL·cmontùt jusqu'à lui et l'engloutît. Nou ! ces effrn,rabll's massa.c-rrs ne flgm·rnt!pas au passif cle la Rérnlution, tout supplice postfriom· au 4 Grrrninal appai-i icni i1 J>irn; qne l<' Christ et l'Efre
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