La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

48 LA REVUE SOCIALISTE , oudmicnt t·e11onYel<'1' <'Il politique, la rnot·ale de l'huitt-c Pt <lesplaidc'm's. La p('l'Y<'l'SiténatiYe de ces libémux, co111rncils s'intitulcut, ks tou1·m· toujom·s ."t un mo111C'ntrlonné eontJ•p lP pal'ti popnlai1·c, le pa1·ti de la sincé1·ité. Lelll' fausse irn1ia1·tialité 1i'Pst pas mêmt' du scepticisme. Ils souhaitent bonne nuit ù Coligny, lP soit· dP la SaintBal'thélemi, ,lu même ton clont ils CL·ient confiance! au peuple, la willC' des joumées de Juin. Je lt>répète, il n'existe que <leux camps entre les<11wls se 1·épal'lit la somme rles iclées et des forces <lel'humanité. Le• passé l't l'ayeni1· sont en présence, et quiconque n'est pas pour la Ri•rnl11tio11, s('1·a cunti·c' elle demain. La non-rcllP sainte des m·iston·atit•s, cdte lihel'le qu'encensent aycc ostentation la sacristie et la dod1·i1ll', n'est <1n'11ne 1111Hloncpostiche. Pour lC's catholiques, c'est tout simpll'111P1ltle d1·oit rlc• b1·üler il. cliscrétion lClm, arlnwsait·es, pom· ks bouq.1.c•ois, la lic;encc <l'exploitei· le peuple. Qu'ils cessent d'cstl'opi('t' le mot qui n'<'st pas <k l<'lll' languP. La liberté cligne clc ce nom, la libc•1·té égaliiai1·c' et f1·alp1·1H:ll<',nous la fonùel'Ons malgt•é eux pat· la ntine cl<'s castes et l'l'xtiqiation dt's dogmes. Depuis que l'humanité existe, il y a lufü• enl1·e la scic·nce Pi la foi, la libeeté et l'aut01·ité, l'homme et Dic>u. Deux p1·incipes tl'Op sou...-ent souillés pëll' l'inté1·èt, s'éti·eigne11t cl<•- puis la naissance tles sociétés, et cette lutte <1uiest toute l'histoi1·c>,nP 1wut se clore' que par la défaite 1léfinitiYe (le l'a1·istocrntic et clt>la religion, tout ate1·rnoicm<'nt est un clésastn'. Il faut donc que le drnit use <le la force, 110npas sculernenl pont' obtenir, mais aussi pou1· consoli,ler son frio1nphe; sudout qu'il n'aille pas se pet·<lt·esm· l'écu<'il ,les justes Pt des fods : la gé11é1·0silé. Au lcnrlemain rl'uuc ...-ictoire rlurement achetée, il faut <it1e l'athéisme <léraeine les cultes, sous peine rl<'1·ctombt'I' lui-mèmc' en p1·oscription; il faut r1ue ln. science fasse>cll' tout hon1m<' un champion, si clic ne YC'utl'ayoil' pour achc'1·sai1·<'; il faut <JU<' lp P1·oléla1·iat abolisse l'exploitation bom·geoisP pom· sol'tit· du sp1•...-agl' t c•n déliwel' ses enfants; il faut en un mot que la RéYolution soit à Oayeunc ou à l'Jiôtel <leVille, au Capilole ou au has de la 1·ochP 'l',wpéïcnno: tel est l'a1•1·êt<ln sens con1m1rn. Il y a moins de courage et <le<lil'Dculté il. subit· l'oppecssion qu'à la rlétL·uire, et malheureusement la démocratie n'a ui l'cxpérit'nce, ni le tempéranwnt rle la force. Wlc ne s'en s<'l't 1·esolumcnt qu<' ronfre <'llc-mèrnc. L'a...-01temcnt de 9~{c>tde 48 en pst la JH't'nY<'. Lc•s i<lées mèmes que les Montagnards r1·oicnt combattre, les possédpnt à lem· insu, leur mettent l'm·me à la main roufre <h>scompagnons plus logic1ues, et les p1·écipitent <lans l'abîme. La Com ention tant Yant(•e,n'('st <1u'une asseml.>lée <le ln-nies ti·emblantes, qui frap- !)t'11tà d1·oile et ù gaudie su1· un signe des plus rol'ts, Royalistes et

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