LA FORCE 47 tier. Je n'accuse que la sottise et l'impéritie <les RéYolution nai1·es. Qu'ils le sachent bien, la défaite n'est pas seulement la souffrauce, l'arrêt du progl'ès, le recul de la ciYilisation; c'est euco1·e l'aYilisscment et l'opprobre, la moquerie et l'out.t-age. Puisse le Vœ Vtctù retentir sans cesse à lem·s oreilles! Le droit ne peut rninc1·e qu'à deux conditions : fail'e appel a la force et ne jamais traiter ayec les aristocrntes. Il est bien étl'ange qu'on "'soitobligé de <lémontrer tics Yél'ités aussi Palpables, imprimèes à coups de hallcbarcle et de poignai·rl rlans les chail's de l'humanité. C'est que le despotisme Yainqueur 1·èg1 .1epaemi nous, non seulement par ses prétoriens et ses cours préYôtale s, mais par ses sophismes et ses sycophantes.« Persuarlez, dit-il d'un e Yoix • mielleuse, par la puissance rles argumente;. Vous êtes le <lroit, You • a,cz foi dans YOSidées : ch bien, Uchez de nous conYainrr e i,. - Oui, persuadez aœc le bàillon aux dents, a.Yecla plume I.Jl'is ée,aYec les poings enchaînés. Persuadez au lion ,le lâcher la gaz<.•ll epantelante, à l'épenicr d'ou\Til' ses serres au passereau, à l'Inqnisi iion de rend1·e sa proie. T1•êyede dérision et fie mensougesl LPs pétit ions <le la libeeté ne se portent qu'au bout de cent mille baïonnettes. « Le progrès, répètent les Sénèques officiels, <'Stune force lente 0t • iPrésistiblc qui marche seule, Yicnt à son heu1·eet ne peut qu'èti·e « compromise par l'impatience des tentatiYcs prématul'éos. Ou i-dü, «Yoti-ed,tclim·est fourni, messiem·s.Lente,nousncle sayons qu e ti·op, frrésistible, quand nous le Youdrons. Nous repoussons arnc l'hisloi1'0 voti-c dégl'adant fatalisme débité pa1·des fom·ùes pom· l'enco m·agemont des làches. Le progrès,dont vous faites une sorte de petit zéphyr continu, nous le sentons clans nos veines, dans nos esprits, dans les conquête do nos pères; il marche par bonds comme le lion du désert. Il s'u fftt que le peuple ait la formule de ses aspirations et la conscienc e rie sa force. Derrière la digue éleyée par l'aristocratie, monte le f lot clcs misèl'cs, des souffrances, jusqu'au moment où la mer rlébord e clans une comulsion suprême, et entraîne palais et casernes, égl ises et châteaux. « Mais, objecte Pangloss, vos révolutions sont suiYies de réactio ns « épou,-antables, tandis que mon progrès est lent et irrésistible . .. " - Oui, oui, un petit clystère bénin, bénin ... Pangloss confo nrl les tcm1es. Ocqu'on appelle la Réaction a été jusqu'ici l'état n ormal. C'est la Rérnlution qui réagit et qui réagit jusqu'à Yictoire déf lnitiYe. Elle ne peut périr, elle l'a prouvé à ses ùonrreaux. Le priYilège perd chaque jour rlu terrain, et l'instant où il disparaîtra, dép end do nous. Tel n'est pas,je le sais, l'avis de certaines sectes qui côtoient to utes los opinio~s, comme les chevaliers d'industrie côtoient le code , et qui
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