468 LA nE VUE SOCIALI::iTE liste const',quent, l'homme religieux. faisant justcu1cnt p1•ofession dP mépriser cette guenille, le corps, et cette collec-tiYité cleguenilks qui constitue l'IIurnanite. Celui-là n'a qu'un bnl: gag-nm· le ciC'l, le pa1·a<liscle Jésus, clc :Mahomet ou celui de ri~dedisrne: quant à l'Humanité enYisagée dans le temps, il n'en a cu1·c, et s'il aime son prochain, c'est surtout« pour l'amom· <leDieu ». ])ans tous les cas, c'est ici, à propos ll0s f'on<lcrnents de l'Ethiquc, que M. cleMolinari aurait ,lû nous 1lire èal'l'érnent son opinion, - cc qu'il ne fait <1u'àla pag0 lGO,où il se c16cicle à declarer que << les religions ne cesseront jamais cl'êt1·Cl'e snppo1·t clcla morale». - Et comme pretn-e à l'appui il cite l'C'x.ernpl(' des seryantes catholiques clu Canada, <1t1i RC confessent bona (ide de lcu1·s [H'Chés.« Sous l'influence des pénalités dont le:--mC'nnc('nt !Purs con{esscm·s et cles 1·écornpe11sesc1ui'ls lcu1·s p1·omell('1Ü, cli1-i1, t•IIPsn•sisten t à la tentation « tle faire sauter l'ans(' cln panic,·» (•1. et>1·ésnltat cle la confcs:--ion a bien son prix » (p. 100, not(') .. \.ss111·é111ent;mais <1ncl malheur que cette crflcaciLé soit l'(~:--l1·<>inatucx cnisiniè1·cs du Canada! Sél'icuscment M. cle l\Iolinm·i mu·ait 111Ît'uxl.'ait cle s'abstc11i1· de t.outc allusion à la mol'alc inductiYc ou sC'ie>ntifiqm',<lont il n'a certainemrnt aucune icléc; de fait, il aumit rlû lai:-;sp1c•omplètement. de côté la morale, sc.iencc très rlifflcile et très complexe, qu'on ne sam·ait abm·clcr, à moins cl'une éturk approronclie, sans com·ü· le 1·isqu(' clc di1·c rlcs énormités. Que 110' se bornait-il il déYcloppcr une fois de plus, ayec le talent c1'ex.position qui lui est propre, les principes cle l'éconornit' <lela(< maison (i-uillaumin » t C'0st ainsi que nous so111111hcseureux de frouye1· clans son lin·r. 1'0x.posè clc la théorie de nholution, appliquée à la concmTencc -- « cc motcm· p1·incipal du mécanisme de la p1·oduction et de la distrjbution clos riche:--ses n. On apprend (p. 10) qu'elle est lom· à tour animale, politique et inrlusl1·iellc, selon les trois états successifs de « l'espèce n. La concu1Tence animale :-;emanifeste par la chasse, chasse à l'homme et aux animaux, le plus fo1·t ex.terminant les autres. Plus lèll'(l, la concm·1·encc «politique>) se traduit par la guene. Vient enfin, a-vcc la clernièt'c périocle, la COllCUl'l'enceindustrielle. « Seuls alo1·s, les producteurs actifs, intelligents et progrcssib, r1ui produisent au meilleur marché, subsistent et se multiplient à l'avantage permanent de l'espèce (?). Alors, tandis <1nela loi de l'économie des forces pousse les hommes au progrès en les excitant à augmenter leurs jouissances et a diminue1· la peine nécessaire pour les acquérir, les lois de la concurrence et de la prog1·cssion des -valeurs y joignent un stimulant irrésistible en condamnant à périr, c'est-à-dire en infligeant le maximum de la •peine à ceux qui s'atta1·deut sur la route du progrès. Certes ce procéclé quC'hi nature
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