tüû LA REVUE SOC.IALTSTR <'xi:-;Loenfro le ch1·istianismc courant et le' code socialiste? Le sociali:-;rn<'1·Jsul!c cle la conscience de ces deux faits : 111 le but de l'humanil(; ('St le bonh<•m·clans CC'tleYie; 2° le cours <le l'évolution et la lufü, des g-r'oupC'sclcs uns contre les autres ont donné naissance à mt pui:-;sant instinct social, de' telle sorte que, directement C't.indit·cctement, l'incliriclu trouve un vlaisil' à contribuer à la prospé1·ité de la société clont il est membre )) (p. 318-310). Et plm; loin : « C'est parce que les anciens fondements cle la 1·eligion et. de la morale n'ont plus de raison d'être aujourd'hui, que le socialisme - qui nous donne un cril<'1-ium rationnel pour la concluite et qui l'éclarne <le l'individu ses services pour la soci(•té et son resvect pou1• cotte même' société constituant l'J~tat - que '.le socialisme, dis-je, est appelé à jouer un rôle si cousidé1·able clans la rénoyation des in:-;lilutions. » (p. 321.) L'auteur proclame, ayec pleine raison selon moi, la toute puissante tlc l'i~tat, pour· lequel il réclame le respect. « La Yénéi'ation enye1·sl'État, dit-il ex.cellemmrnt, est étouflëe pat· le mépris trnp souYent just.iflé pour· les gouve1·nem(•nts existants : elk n'a su1Técu d'une part, que sou· la forme d'un sentiment cle Îlclélité (loyalty) à l'ég-rwcl<l'unmannec1nin; de l'autre sous celle du chauYinisme, c'estiHli1·e, d'une prétention à la prééminence nationale, formulée surtout par ceux. qui contribuent aussi pru que possible à la gloir·e cle leur pays, clans les arts, la lit.térature ou la science, et encore moins clans les batailles. )) (p. 3.22). Bien rl'autl'Cs pages méeite1·ai0nt cl'èti'e citées. Je dois me borner à ajouter que M. Pearson adopte les conclusion:,:. essentielle:,:. clu socialisme prntiquc et scienti fic1uetouchant la nationalisation du sol et d'une façon génél'ale, touchant la possession collectiYe des moyens <lepl'ocluction; c'est clonebic>nunc>recrue nouYelle que Yient <lefai1·t>la cause de l'émancipation clu Prolétariat dans la pe1·sonne cle ce penseur distingué, de cet homme <le science et cle talent. Sans cloute, tout n'e t pas égalC'ment à louer dans son ouvmge : l'autem· en particulier, n'est pas frès ferme sur la question philosophique. Le vague et les contraclictions que l'on peut rencontrer çaet là, Yiennent en partie <le ce qu'il s'agit ici non pas <l'un lin'û à pro}Jrement padei·, mai:,:.<l'unrecueil cl'articles, antérieurement publiés et même à cles clates assez éloignées. De là le défaut ,l'unité et d'ensemble : ce sont <les mémoi1'es distincts clont quelques-uns, comme j'ai tâché de le montre1·, sont cle tous points excellents. Je ne puis à mon grarnl regL•et, en dire autant de l'ouvrage de l\L <leMolinari, quoiqu'il s'agisse bien ici cl'un li\Te corrnct et exécuté ,l'après un plan bien arrêté. Il n'y a pas à chicaner l'auteur sur 1e tike ; la « Morale économi'que ,. ne me déplaît~pas, étant bien entendu qu'il s'agit de la Morale de la secte et que le mot « écono••
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==