La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

446 LA REVUE SOCIALISTE maux.; ,lans lllH' R<•publiqn<' '16rnoc1·atiqu0 où la l'<'[H'0S<'ntaiion na(ional<' a seule l<' pouYoi,· d'6lahli1· l<'slois ri où l'Et.ü n'0s( c·har·g(• que do l<'s fair·o <'Xécu(('r eL J'('specte,·, si le p<'ll]Jlosou/fJ•e ,le lois gênantes, rlïmpùts excessifs, d'un foncl ionn0m0ni ,li fflcilr ,1(, l'Etat, il ne peut s'en prnn,l,·e qu'à lui-même, à s('S mam,i,îs choix éledoraux, à :-;onignorance des choses sociales. Il ne comprend 1ms ,gw l'incliYidualismc économique est lo µ:rall(l obsiacl0 au bo,1 fonction~ ncment de l'l~tat, qu'il est la source de lois compliquées et gênantes ne favo1·isant (1ue l'égoïsme et la rusr. L'anleur se rlemarnle en:miic qu<'ls sont los eff('(s ,lu parlem<'nlnrismo, c('Lle institution ùonnée au peuple souverain lHHll' lui JH'1'- 11H1 ll 1'<' <l' <'X('l'C<':r:;esd1·oi Ls. Nous 1·('p1•oduisons <l'antant plus YOlontiC'r·s::;acril i,1u0 dn pa1·lenwnta1·ism(', r1ue la crise (Pant:;aise actuelle en fa.it ressol'tir la Yèl'iLé. « Le pal'lcmen(ar·ismc ne ren,l-il pas à l'incliYi,lu la lillcl't(• de rnouYements qu(' lui ont enleyé(' la flsc:ali(é, le marnlarinismc et la législation qui ii'availlent dans l'intfri'•t des dnux '? Ne fait-il pas du sujet féodal le citoyrn rnoclemc"? 1\(' <lonne-t-il pas it cluH1neparti~ culie1· le ,lt·oiLde se gouyernc1· dans l'Etat? Le pa1·lemcntal'isnw a tous ses eff<•ts,mais seukment en tlH•or·io. En 1n·atiqne, c'est ull (•norme mensonge comme toutes les autL·es formes ,le notre" ie volitiqnc et ::;ociale. ((L'exeroice rlirnct clu self'.-goy0rnnwnL par la totalité ,ln pcnplo est ,lc,·en n, <lèsmain t0nant, ,lans l'i 111m('ns0majm·i L(•,les 1iays, UJH' impossibilité matérielle. L<' peupl<' doit clone dèlép;ue,· sa soun1·ain0t6 à nn p<'tit nornh1'(' d'Mns. Les <•lusne peuy011t pas encore gouy01·ner 1li1·ectement eux:-mèmes, mais ils rlél<\nwnt, a leur· tom·, lPurs pouyoirs a un nombr·e tien plus p0tit oncoro rl'l10mmes do confiance, les ministres, qui c•n(in lp1·él)m·ent rL appliqlH'nL l(,s lois, étalJliss('nt et lEn·cnt les impôts, nomment. les cmploy(•s et 1léci1lenl clc la paix et <le la guc1Te. Pom· <1n'au milieu de tous ces arrangement:-;le peuple continue it 1·estei· souye1·ain, pour qu'rn rlépit de la ,louble Mlégation ce soit ionjom·s sa YolonU•, 0t nullo aufro, <1ni règle ses destinées,il faudrnit <1ne 1lilfér0ntes hypothèses rleyinss('Jlt une rc:alité. <' La yolonté,lu peuple,en passant p,u• ses représ('ntants,nc <l(-'Yrait subi1· c'n eux: aucune influeUC(' indiyi,luelle. Les minisll·es, cl,, leur· côté, devraient êti-e Jes collflncteurs également impersonnels cll's opinions et de la yolonté de la majorité du pal'loment. :Mais il fanclmi t surtout quo le manrlat, 1'<'('.,npar l0s rléputés et tl'ansmis nu rninisti·c, fùt net et clair. Il fand,·ait no choisir, poul' 1·c1n•(•senümts, que ,les hommes dont les électeurs connussent lo caractère et le mét'ite intellectuel, qui fussent assez <lépournrn d'égoïsme po.1

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