138 LA REVUE SOCIALISTE Yi1lupl et dp sentir dai,·ement sa :solidal'ité avec so::;semblables . .Jus- <1u'icil'homme clu commun n'est panenn que pat· la 1·eligion à s'éll'- ' er à uue existence plus haute. L'église est sa salle cle fête, le pi-èti-e son intet·mérliaire pom· se rnetti·e en relation ,wec Dieu et les saints. Au milieu des autres c1·oyants, il se sent mernb1·e, au même titt·e, d'une gt·ancle Communauté. Cette 1•aiso11puissante de son attachement a la foi gal'(lera sa force tant que la nouYelle ciYilisatiou n'offrii·a pas à l'homme du commun, une compensation pom· les émotions et les satisfactions modeslC's qu'il lrnuYc llans la 1·C'ligion. Celte compensation lui es(; en pal'tie off<>de dès rnaintt,,1,uit. La parnl<>1lupoète et du penscu1· 1·c11d1·sa11pei-fl11ceelle du 1n·é1licall'u1·; ll's salll's dC'thé,Hrc, ,le concert Pt de conf'éL-l'JlCl'SI'('llIJ)i.t<·<'1·01l(it'S Yoùtes dos église-;. Dans lPs l'èles <l<l>a p('llSéc. ,l(> l'a1·L,do la Jlü(•si<', 11('l'humanité, il éhu·gira sou étroit horizon i]l(liYiducl jus<1u'au Yaste ho,·izon ,le l'espèce. 11 L'aUachen1ont. aux idées 1·eligieusos est d1cz la plupa1-L 1ks ho111111eusJJc faiblesse sincèt·e,uno infir·milè do bomw foi, une lrnhiLnde c1n'on ne pont ,lépouillc1·, une sen1imcntalité poéli11m' <1ucl'on d<•1·obc11ieu:sPrncntit l'analyse raisonnable. )) Ayant ainsi <lécr·it un côt6 jmpot·tanL (lp l'Nat d'.'tllll' conll1111po1·ain, l'autcm· définiL le mensonge 1·eligieux. Il appdlt' aiusi h• 1·PspC'cLquo <leshommes qui sont à la hautC'ur d<>la civilisaf.ion,an:01·- dont, sans y c1·oi1·c,aux t·eligions posiliws,à lcu,·s ai-litlcs do roi, it Jeun; instiLutions, ù leu1-'.-c;érémonies, it lcu1·s s,rmbok's, à lPu1·s JW<'- ti·es; ~ pm· pui-e l'Outi1w on ni it r6glisP, on salue le pr~tt·e, on traite aYec 1·espt'Ct la Bible. Machinalement on a une mine l'ecueillie et llérnte, en pL"Onant pal't aux actes 1ln culte et l'on se ga1·de l>icn de se dire clait·ement quelle trahison indigne on commet enve1·s t.outcs ses couyictions,envcrs lout ce que l'on a t·econnu èl1'(.'la Yé1•ité "· l>n mensonge religieux nous passons au <m1e11songPn10J1m·clliqu<'n et. ai·istoct·atique et l'éc1•iyain ~ocialistc n'est pas moins <'xplicite. Citons encore. 1<La royauté est ins0pat·ablenwnt liée à la 1·cligicm. >> J >a11sl'i mmcnsc maj<H·ité des cas, w1 mornu·que légit irno est plu tôt au-dessous qu'au-clessus cle la moyenne dP l'iutelligPnco humaine. C'est chose 1·are r1tùrn pt·ince soit cc lJne da11s la Yic or1linain~ ou nomme une tête ca1mble; on n'en Yoit appa1·aîll'e dan::; les dynastie::; histo1·iques qu'une fois en <les siècles. Bh bien! chacun de ces princes prend dans son pa~·s et vis-à-vis 1lC'spe1·sonnes de sou nrng, ah:-;olument la même place. Tout le monde se courbe avec un même respect <levant eux, leue donne le rni'>metitre do Maje~lé, les nomme iwlifféi-omment augustes, t1·i>s puis:sants, tt·é!Sg1·acieux. Devant cc spectacle le 1)()11 ~eus naturel do
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