La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LA REVUE SOCIALISTJ.<; condusiou : l'applitation 1·igoul'ense à l'homme des lois nalu1·<'llrs connues sous le nom ùe darwinisme, ceéo des hommes 11ouYeaux, comme conséquence, un nouYel état social, et par conséquent concluit au socialisme. IV. - LES DROITS CIVILS ET POLITIQUES DE LA FE~DIE. Ce chapitre contient un court exposé de la situai.ion ciYile et politique de la femme dans les différents pays. Bebel 1•(>cla111e !JOUI' la Jcmme lrs ,fruits politiques cl son admission à l'exet·cice <lu suffl'age u 11 iYcrsc>l.Comme cpouse, comme rnèl'e <lefamille, comme traYaillcusc, rlle osLau::;siintét'esséc qur l'homm(:> a la confection de. lois. Y. - ])ÉTAT ET LA SOCIÉTÉ l>cpuis une centaine <l'anm;es, le pt·ogl'ès social pénrfr(' il1s<'llsiblemcnl dans toutes les classes <k la sociclé. La so.cit-t('adu(•lle C'sLdans un état de fennrnlaLion, de dissolution; ks 1w1·sonnes, comm<' IC'sinsti Lutions ne sont plus l'll sù1·rt(•. Cet daL de choses est pa1·Liculiè1·e111enplénible aux. classes di1·ip:0ani.es, 111aistous lenl's ell'ol'ts pout· coJ1ju1·e1·l<' tlallg('l' cl arnéliort>t· la siluation, sont Yains. AjontPz à cola la lutte des pa1·tis PL l'a!folernl'nt des gouwrnemeuls, ro1·cés clc ~·appuyei· tantôt sur l'un, tantôt sur l'auti-e de ces padis. Les hommes d'J~tat se laissent lJe1·cer pm· une étrange illusion. Pour pl'otégr1· les 1·iches, ils ont intl'oduil les irnpcîts in<lit·ccts qui, !l'après eux.. sont faciles à, supporter parce que les masses, <lans leul' ignorance, ne les aperçoirent pas clairement. Ils oublient seulern('nt que ces impôts ne sont pas justes, et qu'ils sont payés princ-ipalement pai· les masses. Les impôts ü1xo1·isent la falsification dps Yi,-res et enchérissent. la Yie <les l.Jasscs class('s, des lrayaillcu1·s. Quand les im1)ôts <lirects angmeulcnt, le mécontenternrnt rlu peuple se clirip:e contl'e l'État, quarnl ce sont les impols in<lirecis qui augmentent, le mécontentement 1·etombe sur la société tout entière; on dit que c'est un mal social, c'est au moins un pl'Op:rès. Pou1· veuir en ai,lr à tous ces maux, on accumule institution sur institution, mais aucune 1·éf'ormen'est sél'ieusement faite. Pom· cola il faudrait supprirnee beaucoup de parasites, cc qui est di11lcile; IJraucoup d'institutions improducliYes, mais au comrait·e ou les accumule, ce qui augmente enco1·e les clifficultès; la police, l'ai·mée, les tribunaux, les JH'Ïsons, absol'bent <lrs sommes toujours croissantes, et néanmoins la sécm·ité intél-ieurc et extérieure JÙ'St pas rniC'ux établie, au contraire. La. lllupart de nos communes se ti·ouYcnL,lan~ uu éta.t désespé1·e,

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