La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LA 1"E'MME 423 Eu GL'ècc, à Rome, au moyen 1-lgc,la prostitutiou était 01·ganisée par l'Jttat,et saint Augustin, lni-rn<~mc,déclaeait qn'ello était nécossail'e. De mèrnc, notL·c société moclorne bouq;eoiso la <lit ifülispensable et la réglemente. IIügel,daus sou llistoil'O: St11.tistique et réglementation de la prostitution à Vienne, s·exp1·ime ainsi : « .\.Yeclos pl'og1·ès ile la ciYilisa- « tion, la p1·ostitution se L1·ansformera en p1·enant 1losforn10s plus « douces et plus co1wenables, mais elle existera aussi longtemps que (< le moncle. » Un grand nombl'e ,l'auh·es auten1•s 1110,lel'nes 'exp1·imout 1lans le mème sens. Quelles sont les cousé<1uences de cet état. de cho es? . Los maladies syphiliti<1ues et la <légénéL·ationde l'humanitô qui en 1·ésulte. L'abaissement pL·ogressi f <lnmo1·al. L'humiliation ile la femme et son vé1·itable esclavage. L'infanticide, le suicide des femmes sont <lus, en grande pal'tie, a la pl'Ostitution, et, de plus, ce sont les 01·phelins, los bàtarcls, qui, plus tard, fom1ent la plus g1·ancle partie <les c1·iminels rle notL'e société bourgeoise. Ajoutez a cela que l'excès clans les relations sexuelles est aussi nuisible quo l'iusuf'fisance. Il en 1·ésulte que la Société actuelle farnrise la débauche, les CL·imcset clélits do toutes espèces. La société entière ost rlans l'état cl'énm·vement et <l'excitation et c'est la femme qui en soufft•o. Beaucoup de femmes sentent, Yoicnt celte situation et on che1·- chent l'issue. Elles demandent d'abonl lem· indépendance économique. Elles Yeulent être arlmises h tous les tL·ayaux, à tons les emplois que peL·mettent leurs foeces physiques et leurs c~pacités mol'ales, et demandent, sui-tout, leue admission aux soi-disant professions libéeales. Ces tentlances sont-elles justes? sont-elles réalisables? C'est ce que nous verrons par la suite. III. - LA SITUATION DE LA FEMME PAI\ I\APPOI\T A L'INDUSTRIE, SES CAPACITÉS INTELLECTUELLES. LE DARWINISME ET L'É'J,'AT ACTUEL DE LA SOCIÉTÉ. La bouegeoisie1 dit Bebel, a reconnu à la femme l'inclépendanc0 individuelle et le deoit au traYail; il eu est résulté l'admission de la femme dans presque tontes les bl'anchcs de l'inclnslt·ic. La bom·geoisie a compris que c'était là son îutérêt, pa1•ccque lt' tl'arnil de la femme est moins l'étl'ibué què celui de l'homme. m pourqttoi oela?

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==