La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LA BEVUE SOCIALISTE tail; cllt' élail fot'Cl;Cc' lc se conteuteL' <l'un salai1·c Lont.it t'ait insuCfi- • sant. La fornnw ma1·iéo passait touLo sa YÎ<' dans nno t'<'LL·ail<a'lJ:-;olm', s'occupant joui· oi nuit de son ménage: ca1· on sait qn'alol's chac1uo famille pl'éparait, Pt, pqm· ainsi 1lii·r, l'abt·iquait Lout cc <1ui élail néccs:mÏl·o il l'enlreLicm tle :-;es memb1·cs, 1lt>puis le vôternrnt jusqu'aux. Yin·es Pt aux. boissons. Les filles aidaient lc>nt·mè1·e, et, l'esp1·it (le caste perpétuait c;Pt.t'laL do choses. Plus tal'tl, gL'c.lceau déyeloppcmenl do l'in1lusl1·iP et à l'appliC'aLion <lnmaehinismo l't de:-;,wiPn<·cs it la p1·0,luction, le:-; anciennes insLituLiom; commencèi·enl i:t dispm·aître. Elles ayaiout complètement dispal'l1 en Allemagne lo1·s<1ncl'unité wtlionnlo a éLoaccomplie. Les mèlicrs (m'CJÜ a(franc:his, et on eut lo d1·oit <lese mai·io1· lib1·0mcnt. La siluation 110 la femme alol's a IJ('ancoup change\ elle' a acquis de nonyoaux. di·oits. ('opcndant elle n'est pas cloH'lllle c;omplèlcment libi·c cl i]l(lépeudan te, ainsi <1uonous le Yenons dans le chapitl'O suinuit. Il. - LA FEMME D.\NS LE PASSÉ. Dans les deux. pL'omiPrs <·.hapitres 110ceUr pal'lÎl' do :-<in 011y1•ap:c, Boue!, ap1·ès arnir 1lémontl'é la n(•c;cssilé absohw de salisl'ni1·e aux. besoins scx.uols, oludic 10:-.nomb1·oux. obslac:les 11:ii s'imposent au ma1·ingc' dans la société act.uelle. Los MfcuseuL·8 1101'01·111·a0ctuel ,lismit c1ucle mm·iago est la base de la f'amille, collo-ci la base de l'Etat, ot <1uc, pa1· conséquent, s'aLtaquc1· au rnaPingo c'est. s'clttaquc1· à la société, à l'Etat. Kous demarnle1·ons tout 11'abol'll, quel mm·iage est lo plus moral. Est-ce lo ma1:iago forc-é, le mal'iago Yénal, do la socil•lé actnellr on le mariage libre,foudé sm· l'amom· el l'estime récip1'oques, et qui ue sera possible. d'ailleu1·s, que 1lans une société socialiste'? La lutte pour l'existence, la lutte pom· le mol'coau de pain 1kYena11t actuellement. de plus en plus ac:e>l'bel,es hommes qui se n1al'ient no guicleut lem· choix. que par des consi,lérations purement maté1·iclles, et. la conséquence do cos mariage!:i est l'afireuse situation créée à la fo1nme ,lans la société. . Bebel 1lémontre cette situation par ,los chiffres et des exemples, et on arriYe i:t cotte conclusion que le ma1·iage, ainsi qu'il 80 fait ,10 nos jou1·s, est intégl'alcrn0nt lié ù la société acttwllo. Ils existent <'nsomblo et tornb0t·ont ensemble. Il est impü:--siblr, de nos jom·s, <l'arnélio1·er le rnai·iagc>, et tous l0s cffo1-Lstentés clnus co but 1•e:-;to1·onilmpuissant:;. Dans le ti·oisièmo chapi! 1·0, 13obrl <lémo1it1·eque la pt'osLitution pst une institution nécessaire do la société bou1·p;ooisc, au!-lsi11éc0ssaiL·o<1uola police, l'armée permanente, l'église, etc

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