LA FEMME 421 anlit ,:onné. Elle contt"ibua puissamment à la propagande de cette nouvelle religion qui, en échange, comme toutes les religions sémitiques, prècha la haine cle la femme, la déclarant première péc-hcresse, l'auteur de tout le mal, et la condamna à rester sous le jou~ <lel'homme. Aujour,l'hui encore la femme prête se1·ment. cl"obéissance a l'homme clenmt l'homme de loi. Depuis 2000 ans l'Ot·ient n'a pas fait de progrès sensibles dans sa ciYilisation, et la situation ,le la femme y est presque la mème, tandis qu'en Occirlent ell0 s'est améliorée, malgré le christianisme, et grâce à la ciYilisation arnncée qui y existe. A ce point de son étude, Bebel expose la situation ,le la femme au moyen àge. Le mariage n'ayait pas encore de consécration 1·eligieuse; ce n'est qu'au 1x0 siècle que l'usage de demander à l'église la bénédiction nuptiale a commencé à se répancll'e, et au xv• sièclr cet usage était cléclaré inrlispensable pour la rnlidité du mai·iagc. l\Iais ce n'était pas la que résidait le mal. Il résiclait dans le d1·oit qu'ayait le seigneut· de dispose1·en mait1·e absolu de la pa1·tie f(-minine de ses esclayes, cle s'en sen·ir et fl'en abuset· pom· sa,tis!'airn ses passions. On connaît les romans <le cheYalerie tlu moyen .-1ge,et les chan - sons des troubadours,,lans le.-quels la femme tient toujom·s le pt·emier rang; mais il ne.faut pas oublier qu'il ne s'agit la que cle la femme noble, la plébéienne était ,loublement se1Te et la . ervitucle an1it pour complément le dérèµ-lement cles mœu1·s cau,;é par l'ocli0ux droit du ,-eigneur. A cette cause de démol'alisation,il faut ajoute1· le célibat des pt·ètres; ce qui fit que, dans certains pays, les paysans n'admettaient le pasteur des âmes que lorsqu'il s'engageait à prendre t.:ie concubine, cherchant, par là, à garantir leurs J'emme,- et leurs filles <lela séduction. • Cette iùée trouya plus tat'Ll ,;on défenseur dan,; Luther qui prècha la liberté du mariage. l\Iais la situation n'en fut pas beaucoup améliorée, surtout, lorsque la Réforrne eut dégénéré en puritanisme sectaire et dureté bourgeoise. La dècouyerte (le l'Amérique, celle de la nom·elle Yoie maritime conduisant aux I]l(les,ayant déplacé le commerce nniversel,la situation de la femme en Allemagne en éprom·a les contre-coups. Il en fut de même des guerres religieuses et cle la guerre ile Trente ans. Après cette dernière, la misère fut telle et l'Etat se trouva dans une telle <lécompositionque craignant que la population n'augmentàt trop, ce qui était absurde, on prenait ùes mesures pour empêcher le dé;-eloppement des métiers et des existences inck'- pendantes, pour diminuer le nombre des mariages. Cette crainte montre que la situation de ceux qui arnient échappé à la guerre, était bien misérable. La femme, p1·incipalement, yégé-
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