4lü LA IIEVUE SOCI.\LISTE sentimentalilt• PLla cp1estion ile justice et cl(:'p1·0Lection tlcs {aible~ ln. touche 111édioc1·c111e11t; elle a pou1· comblet· les Yides ,le ceux qui tombent, les 1·essom·ces th• son inépuisable fécondité. C'est le droit du plus fo1·t <JILÎ pl'ime le d1·oit du plus faible. I>eoit co11L1·edrnit et ?Jœ victis. C<'pendant ici <'ncoi·t', comme tlu reste en toutes choses, le bien est à côté du mal. C'ette primauté cles incliYi<luset cle~groupes les mieux doués, assut·e la rna1·chc tle l'éYoluLion yers le prog-res, la fo1·ccintellectuelle ayant toujou1·s plus ou moins 1·aison de la force b1·utale. l>e plus, la peirnauté indiYiduellc• des plus fo1·ts tle chaque groupe, crée une s(•lcction qui oppose une baniè1·c éne1•giquc à la Lléµ;éné1·escenccde l'espèce. Une chose à noter en pass1u1t C't c1ui prouYe combien nous sommes encol'e ignorants tle nos Yéritables intét·êts, c'est ciue la sélection sexuelle, <1ui denait ent1·e1·po.11·une forte part clans le pcl'fectionnement rlc l'espèce humaine, est prc•cisément la loi naturrllc que les nations nC:•g-ligenL,l'au tant plus, qu'elles sont plus avancées en ciYilisation. Sous ce rapport, ks peuples sauvages ou barbares nous sont incontestablement supérieurs. .\xec une lol,!iqu<• meilleul'e que la nôtre ils sav<.>ntapprécier, comme il convient, la valeur cles qualités physiques Lleforce et <lesanté; jamais il ne leur Yien,lrait à l'idée cleYiolenter la na.Lu1·e,eu accouplant à tles êtres sains et bien coustitués, cles êtres malingres, sc1•ofuleux et rachitiques. Chez eux, les ma1·iages cl'intérêts sont inconnus. Résumon ·-nous, et tlélimitons étroitement les quelques principes que nous Yenons tle déYelopper. Pour définie la loi ùe vie qui meut l'être, quel qu'il soit, on peut dire que c'est un mouvement constant ile transformation, à la recherche cl'un développement toujoul's plus g-1•auù. Et en effet, il ne peut y avoir d'autre cause d'impulsion. S'agiter pour changer, c'est éYidemment avec l'espoir, raisonné ou instinctif, ,le changer en mieux. Evoluer avec la perspective de se tt-ouyer plus mal, serait une absurdité. L'éyolution n'est donc rien autre chose, que la 1·echel'che du mieu:i:-étre, sou toutes ses formes. Sentiment essentiellement individualiste, comme la plupart, pour ne pas dire la généralité, des instincts naturels; mais que la suite de cette étude nous montrera susceptible d'ètre rectifié, par le sentiment de la solida1·ité, qui n'en est qu'un col'Ollai1·e. L'évolution est inconsciente chez le minéral, ya en se développant chez le Yégétal, deYient instinctive et yaguement conscienlP chez l'animal et se fait chez l'homme, raisonnée et intelligente. Le miné1'al évolue et se transforme par agrégation et affinité moléculaire, le végétal et l'animal par des croisements d'espèces et
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