LE TfiANSFORl\lIS;IIE ET LE SOCIALISME -U5 La nature fait son <leYoir,en nr prenant pour but que la consen,ltion des espèces ot, à cet effet, elle crée mille ge1·mes, où il n'en faudrait qu'un; d'où i:;nrabonclanceclcs êtres et insul'fisance du milieu, qni attend l'action régulatrice <lel'homme. Nous deyons humblement. reconnaître quo cette action l'éguiat1·ice brille surtout par son incohérnnce. EYidemment, l'homme a fait tle grands pas en ayant. Si on compare l'anthropoïcle primitif" à l'Em'opéen ciYilisé, il est hors de doute que la différence est ét10rmc. Du wigwam clol'Tn(licn au Louwe on au palais Pitti, de la pirogue de l'Esquimau au naYil'c cuirassé, de la flèche ou cle la ft•onde au ftrnil à répétition, des instruments de L\.ge néolithique à la machine à Yapeur d'anjonrtl'hui et à la machine élect-.riqucde demain, on voit une suite de met·veilleu:--e:-f-rom·aillcs et de perfectionnements immenses. Sans doute, il y a eu progrès, il serait puéril de le méconnaîke; seulement on peut, reproche!' à l'homme cl'arnir été désordonné rt égoïste dans l'accon1plisseme11.tclece prop:l'ès, puisqu il n'a pas su le rendre général. La preuve, c'est que t;i la distance est considérable entre l'anthropoïde et le civili::;é,pal' co1it1'e °J;\ (listance est minime entre l'anthropoïde et le Boschiman. L'humanité, prise dan::; ::;onensemble, n'n pas enco1·esu sotHlct· entre eux ses différents groupes et les uni,-, dans une marche commune, par le lien (le la solidal'ité. On est autorisé à penser que les groupes humains. Llisséminés sur notre globe, ont suiYi la loi de t1·ansformation et l'ont appliquée,rlu mieux. .qu'il leur a été possible, dans les coll(litions particulières d'existence où ils se sont trouYés. Mais la lutte pour la Yie, tout obligatoire qu'elle ait été, n'a pas été également heureuse poul' tous, en raison de la différence des milieux; les uns ont pu fournir une longue com·se, \;arnlisqt1etl'autrcs en sont rei:;tés aux premières étapes. Ce qui a manqué, cc qui manque encore, e'est l'unittl. Sera-ce notre époque qui saura la réaliser? En résumé, le combat n'a été jusqu'à ce jonr, qu'une conséquence intime, mais déréglée du mouvement Yital. Combat des espèces entl'e elles, combat entre incliviclus de la même espèce ; tout cela en vue d'un seul but, la vie. • Dans ces conditions, la victoire appartient né(;essaieernent au plus fort ou au plus intelligent; c'est du re::;teà cette dernière cause, que l'homme doit sa prédominance SUL' les autre::;espèce::;. A ne considérer que le' principe général clumouvement, le droit de vivre est égal pour tous, la supériorité physique ou intellectuelle qui intervient indn-icluellement pour affirmer ce droit, ungui'bus et rostro, ne fait que prendre une place qui ·1ui appartient. C'est absolument vrai au pointJ.de vue naturel, car la nature ne fait pas de
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