414 LA flEVUE :-OCIAI.ISTR supprimer cc danp;C'rdo <léd1éance, toujours suspendu sm' la tM0 <le tout enfant qui Yient au monde! Le danger <lecléd1oir est d'antanl plus g1'and, c1ucla Yi0,jusc1u'ici, n'a jamais frouY~ à déYelopper ses phases succes:-;iyes, sans se hN1rtcr à <losobstacles ex.t61'iem·s et sans aYoir à combatlrC'. L'êti'e C'st jeté clans son pêle-mêle avec <l'autees êtrns, qui sont comme lui, assoiffés do vin·e. ne là, <leschocs, des poussées, des accaparements 110 }Jlaco, qui font qu0 l'être ne peut accomplir sa fonction de <léYeloppemcnt continu el qu'il lui faut, au cont1·ai1·e, lutte1' à outrance. C'est. le struggle for the li(e, la lutte pom la Yie, si magistralement déYcloppé pm· I>arwin. LC'fait constant, <1uifait loi <lans cetle course folle, c'est le besoin qu'épt'OuYe l'êlt·c. non seulcrnen t de se consc1·,·er, mais cl'acqué1·i1·. si possible, enw1·s et con t.J-cLous, la pl(•nitu(lc de son expansion la JJhrn complète. La subsiance organisée M·ploie, aTec un üpre ('µo'isme. des met·- Yeilles d'énc1·gie, pour gm·det· l'ét.incPllo vital<', c111il'anime. Poul' s'en com·ainc1·e, il n'y a (1u'it Yoir ht gt·aine jetée, pat· hasat'Ü et germant clans un milieu obst:m·, fai1·e des cfI'ods inouis ile Yitalité, pour p:agner C'n rampant le moinclre point lumineux, qui l'atlirn irrésistiblement parce <111pcom' elle, l'ail' et la lumière sont un be p soin impérieux <lsson existence. C'est le « struggle for the life » qui pou. se chaque animal à fléyore1· un autrn animal qui, l ui-mêrnf, rait sa p,1tlirf cl'un troisiéme. Série de dévorants où on L1'0UYeà chaque échelon, un affamé qui mange l'un, pour t'Lre après mange>pm' l'au(1'C. I)e telle sorte que (et cela semble une 0ton11anlo e;onlt·aclittion) la vie se soutient uniquement par la <lestl·udion et c;'C'slla mol't <1uiest chargée clu f'unèhre office cle conse1·ye1·la YÎ<'. Au lieu ù'unc contra<liction, n'est-ce pas au contrait'<' l<' rncillcm argument en fayeur tle cette ihèse: que la mort n'est y:u'unc il'ans1'ormation, comme une au(n'. En consiclérant cctt.e bataille, 011 est p1·is d'un cel'tain scepti<.:i:--rne qui porte à se demander si cc que nous appelons le bien ou le mal, n'est pas exactement la même chose' au point cle \'UC natu1·el, puisque cela mên1C'qui fait le bien cle l'un, fait pat' contre-coup le mal de l'aut.i'e. Ne nous arrêtons pas ù cette réflexion démoralisante; il est plus simple, plus rationnel et sul'tout plus consolant clc croi1·c <iU<' c'e;-;t l'homme c1uin'a pas encore ~u SC'mettre à la hauteur cl0 sa t,lchc, sur son globo; cm· s'il est un être qui semble aYoÏl' pour mission cle rC'nclre, ici-bas, le combat p:énèral moins sanglant et de donner aux fonctions moralos, le rôle qui leur est déYolu, à coup sùr, c'est lui.
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