La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

i.l~ T11AN:H'ùl\~Il5~1E ET LI<: :SOCIAI.IS~lE 418 nouisscmcnt d'une i)lante,qui absorbe abusiYcment la pa1·t cl'ai1·on de soicil dC'sYégétations chétiYes qui s'étiolent à son ombre. Est-ce un bien, est•Ct' un mal? Ne yaurlrait-il pas 1nic·11xtJue l'èLrn se dc•rnlopp;lt ·uiyant un mouvement régulic1·? Logiquement oui, cela serait. p1·éCérable;mais il lem· faudrait pou 1· cela,que l'èfrc püt s'ëulapLe1·intég1·alC'111enLsa,ns hem·t eLsans choc, à son milieu, et nous Ye1·1·onsbientôt. qm' c·ost un espoi1· actuellelement impossible à 1·éalisC'r. Du ,.c;tc, a nt' considfre1· c1uc les résultats, ces anomalies intliYiduell<'s t!UC'11O11ns•nons rle signalc1·, onL eu cc bon côté qu'elll's ont. puissamment confribué ù actiYc1· ht marche éYolutivc de J'hu111anit.éet que la so111me(lu bien l'a empol'Lé sui· la somme du mal, puisque nous aYO11stoujour!:ï antncé dans la Yoie du prog1·ès. I>ans tout ce <pti p1·écèùc il n\ a, 1·cma1·(1uons-le, que la simple constatation tle laits Llont nous ne cherchel'ons pas a donne1· l'explication, cat· il nous fautlmit 1·e11L1·cd1a·ns les discu 'sions san,; issuo <1uidiYisont les spi1·ituali::ites ot les matérialistes. Sur cc point nous sommes l'ésolus à ga1·<le1l·a plus complète ausLcnLio11et nous confessons, sans embarras, que cette abstention a pour cause pl'incipalc· notre ignorance. Los spi1·itualisLe::;pcuYcnt se l'éc1·ier, - n'empècho qu'ils n'en saycut pas plus long c1uc nous sut· cc point et qu'il csL toujours facile de les at'l·èter, en les mettant ('n demeure de prouyc1· tout d'abot·d comment s'opi>1·c l'union de !'rime, an'c cet.te matière dé<laignéC',dont ils ne 1>0tl\'cntnier ni l'existence,ni l'infiucnco. Par contre,lcs rnaLfrialisLcs ne sont pas plus capables clcnous dé111ontr01· pourquoi la matlè1·e agit. Rcslon.,; donc sui· le terrain quo nous axons choisi, le tc1·1·aiude la Yie telle que Litt.1·él'a déflnic « l'activité ùc la substance,. sans che1·cho1·la cause du mouYcment. nu 1·este, cinellc que soit la. doctt-inc a laquelle on donne la préférence; qu'on accol'de à la matièl'c, la Yic m·cc toutes ses manifestations, à la contl iLionque cette matié1·e soit organisée d'une ccl'taine façon, ou qu'on lui impose un guide qu'on appellera: àme,1·aison ou de tout autl'e nom, guiùe responsable et seul apte a la sortir de !:iOn ineetie, la chose importe peu et l'hérédité, dont nous nous occupons, ne perù 1·ien ùe son impol'tance. Tout porte à ceoil'e qu'un temps Yiendra, où la science pouna reconuaîtt·e a la naissance et neutralise1·, dans chaque être h nmaiu, les ferments de déchéance qui menacent de se déYeloppce eu lui, à son propl'e déteiment et au détriment de sou g1·oupe social; mais nous n'en sommes pas encore là. Nous savons déjà créer des fleurs, des plantes, des animaux nouyoaux, eu modiflant presque à notre gré, le~ caractè1·es et les types primitifs, potu·quoi n'a1·1•iyerious-nous pas a faire des hommes et a

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