412 LA flEVUE SOCIALISTE un homme et lui 1·endre les instincts fé1·oces,lu fauve et les appétits l))'utaux. de l'anthl'Opoùlc p1·imitif. La science clècl'it., ayec ass0z cl'ex.actitncle, les sympt<'imes pathologiques qui affectent si <lÎYC'rscmcnt C'ttroublent, aYC'Ctant <l'énergie, l'esp1·it humain. Elle sait, à peu près, concln1·e au plus ou moins <le 1·esponsabilité <les ètl'cs dérn,rés, qui nous ,lonnent 10 tl'ist(' speetacle d'une' Mgraclation, le plus souyent inconsciente. Mais les causes lui échappent encore de la rnysté1·icuse influence c1ui, en imprimant un déYeloppement anormal et subit à quel<1ues cellules cérèb1·ales, au clét1·iment de ce1-taines autt'es, liYeent, sans retom', iles natures quelquefois bien ,louées à leur naissance, a toutes les aberrations d'un lamentable ataYisme. L'idée <lCc' onsi<lére1· ces jouets cl'unC' inexorable fatalité comme des malades ayant de les consicléeer comme des cTirninels, e. tune idé'e généreuse, qui commence ft tl'OuYer de l'écho. Bspé1·ons qu'elle sera bientôt conqwise pm· les <lispemmt.0u1'sd0 la justice et qu'ils 1·enonce1·ontcnf1n h cetü-' misanlhrnpie Mdaigncnse, <1uirAsultt>(le leur contact incessant av0c les plaies rnol'alC'sde l'humanité. Au fond, <1u'entr0 un PapaYoine et un fou furieux. il y ait des lésions cé1·&b1'nlcsa)·ant rlrs analogies et proyocp1ant i1Tésistiblement au meurtre, c'est déjà un grand point cle ponYoir le constate1·; mais, ce n'est pa:-;assez. Le mal est fait des cleux cotés, qua]l(l la constatation ai-riYe,et comme 1'emèdeon emploie le cahanon pour l'un, et l'(•chaf'aud pour l'auti-e. - Amuons c1uecet.te justice distribuliYe laisse un peu a d(•sirei·. Cepe)l(lant, il n')· a pas à Msesprrer qu<' la science ne tl'ouye un. ti·,tilcment préyenti!', pour annihiler les germes morbides, qu'une circonstance indépenclante <le sa YOlonté peut déYelopper spontanément dans la mentalité humaine. Rigoureusement, on peut rlire que tout sujet qui, en bien ou en mal, s'écarte <lela moyenne des incliYitlus de son espèce,est un être déséquilib1·é. Désrquilibration rlont les effets pcment êh·e ou n(•- fastes ou bienfaisant:-;, et clans lesquels on est tout étonné cletrouYer pal'fois un biza1·re assemblage de goùts tlépt'aYés, Ll'aspirations contre nature, mêlé:-; à de:-;conceptions géniales et à cles actions généreuses ou subl~mes. On n'a qu'a fouiller clans la Yie intime <leshommes cflébrcs, on esLpresque toujom·s n. sul'é cletrouyer une faiblC'sse de caracté1·e, une impel'fection phpique, ou un Yice. Il semble que la nature, dans sa soif d'équilibre, cherche à établir une espèce ile nivellement, en ne toléeant la supérioeité sur un point, qu'a la condition qu'elle soit compensée par une int'ério1·it.ésm· un autre point. Pascal pensait et écriYait ses «Provinciales» tout en étant monomane et Yisionnaire. Que d'autres exemples il serait facile de citer qui nous montrent partout une omb1·e, a côté <lu rayon lumineux. L'épanouissement ex.tmordinaii'e d'une faculté re:-;s<'mhle à l'épa-
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