LE TRANSFORmS!IIE ET LE SOCIALISME 411 yante, <l'une maùière visible, pat· un <leces ètt·es <le tl'ansition ciue Fom·ie1· appelait « êtees ambigus» et qui semblent avoir pour mission pt·incipale <lemaeqnee les étapes <le l'éYOlution. D'un autee côté, les physiologistes Yiennent appuyer la théo1·ie et nous montl-ent, <lans la vie emlJI'.)'Onnait·e, la molécule ot·ganisée, pa::;sant successiyemont de l'état de simple Yésicule, à l'état cl'èti-e parfait, en possession de tous les 01·gancs de son espèce; la derniè1·0 fo1-men'étant c1ue le résumé cornplet <le ton Les les tra11sfo1·mations précédentes. Nom, 1·enyoyons le lectem· aux remat'qnables t1•ayaux <leDat'\\·in, de Lanessan, Hœc:kel, etc., etc., 1·etcnanL seulement ici los p1·incipcs nécessait'es à not1·e thèse, quo nous che1·chons il rcnd1•p bien plnlùt vulga1·isatrice, qn'exclusiYetnPtll. scicntifiqu<'. L'ètl'e ue peut eieu CL'é<'td·o snpél'icu1· à lni-rnèrne, quel r1nc soit le 1·anp:qu'il occupo 1laus la hiénu·chie des <'spèœs. Tout cc rpt'il peut faire c'est do transrneLttt'. il ceux <1uinaissent de lui, l'atome de pcl'fectiouuement qu'il a pu condenser dans le com·s <le son éYOlution. Vivl'e et se rep1'odui1·e; consenation do l'indiYidn, [WOpagation do l'espèce, telles ::;011 t ll's <leux lois pt·imo1·<lialcsciui 1"?g11entln haut. en bas <10 u,chello des ètl'rs. Ceci oxplic1ue <1uele sent.imP11Lc1e la rep1·oduction, l'amour, soiL une dos plus foi-Les impulsions qui mcuyent Lwi111alité, dP mc~mequ<' son analogue, la flo1·aiso11,esL lC\monwn t du pl us cornplot épanouissement de tout ·c:eqni appartient an 1-è~neYt·gétal. L'ètre 1·cp1·oduit intc•gt·alcrnenL son semblable. Tant c1u'aucune cause extl,eicurc n<' YiL'nt t1·ouhleL"c:eLtn 1·cp1·oduction, il inocule à ::;on1·cjeton tout cc qu'il a conso1·vé dc>s<1nalités ou ,les Yices physiques ou mornux de ses ,ùo11x. C'est la loi <l'hél'étlité, aYC(; ses retours soll(lains on a1·riè1·e, selon quo k milieu est doYenu défaYorable, ou que l'èfre lui-mème a laissé:_s'at1·ophic1·quelques-unes d()S facultés qui lui ayaient été, poul' ainsi 1li1·e, léguées comme nn patrimoine à !'aiee peospérer et qne, par faiblesse ou par accident, il laisse s'en alle1·, à ,,w-l'eau, faute de dü·ection. Cotlo loi ne se trntn-e, en aucune f'a<:on,infirmée pa1· les dégénérescences, non plus que par los tlisparitions d'espèces, qni peuvent toujours s'oxplique1· pat· l'i11fluence de causes extél'iouros, assez puissantes poul' ai-rête1· complétement le mom·ement vital ou le faire lléYier. Nous ayons ainsi la l'ai son cle ce1·taines monstruosités physiques ou morales, qui laissent l'esp1·it dans une poignante perplexité et qui obligent à. tronyer bien fragile la branche où est attachée cette pûrCectibilité humaine, <lont nou8 sommes si flors. Il suffit d'un accident physique pou1· teansformer un cenean intelligent en uu réceptacle immonde d'idiotisme. Il suffit d'une fausse directioe. pour anéantit' tout cc que se:; ancètl'es ont légué à
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