La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

410 LA REVUE SOCIALISTE ùililé al)soluc: la ,leJ'llièrn lurnr d'nu flambe.au, CflÜ s'éteint pour jamais'?» Nous rapporlous cos raisonnements <lans le viùe, pou,· rappelc'r, une fois de plus, comuieu, en ces matières, la pente est glissante, pour conduire aux. illusions hypothéti11ues; et ayec quel soin il Pst nécessai1·e de se tenir en gai·cle contre les écai'ls <l'imagination, si on Ycut 1·ester strictement dans les limites des phénomènes connus cl hors <lediscussion. Comment l'êti·e accomplit-il les phases Yisibles de son érnlntion '? Lo Tl'ansf'om1ismr Ya nous 1'app1·ernlrc. Lr 'l'nrnsfol'l11ismr, dont l'auto1·ité scirntifiqnr n'est plus 1,;uè1·e wnlosléo c1uepm· le spil·itualisme, 1·elip;ieux.ou non, ex.plique 11alu1·ellemcnt les questions que nons analysons iei. (;'est la basp p1·i11cipalc, sut· lac1uelle 1·eposo celle étucl<' dont, nous le reconnaissons, toutes los déductions s éc1·oulo1·airnl a11ssi(ôl, s'il achenait c1ne,pai· impossible, on pùt lui opposet· une clocti-ine plus Haie rt appuyée de plus <lep1·euYes. Bien entendu, nous n'essaierons pas <k fait·c un <>x.posécornpld clu t1·ansl'ol'mismP, nous nous contenterons d'en ex.trni1·e lPs souls p1·incipcs ]JL·oprcs à éclai1'r1· noil'e rliscussion. On pou1·rait p1·esc1m•di1·e, que le lnmsi'o1·mismo est un<.'modification, ou mieux, une rpc·.lification ex.pé1·imentale <le l'i,l(~PJ)Oéti(llll' de la mip;1·ation des èti·es, idée uée <lans l'In<lo et c1nc Pythagore nqlportà <l'Ep;)·ptc,pou1· en l'ai1·cun des points les plus irnporlanls do son système. La p:1·andn<liffe1·ence(mais elle esi capitale) c'est r1uc la rnétomps,vchose nous 1·eJ)l'éscntelïndiYidu, passant successivement, par une sé1·io d'existences, sous cles formes viYantos plus ou moins éleYèes dans la hiél'archie rles êtres, selon la fac;on bonne on mau-rnise, dout l'existence lJl'écédente a été 1·ernplic. Lo Transformisme, lui, nous fait Yoir une suile de transformations gmduelles, par lesquelle.s l'ètre suit une rnarch" normale ascernlante, en passant du sim1)leau compose; ou une marche anormale <lescen- <lante en l'edescernlant du composé au simple, sous l'influence de ccl'taines causes occasionnelles. C'est à La1iüu·ck <1uo1·0Yicnt l'hounem· d'arnir ,lonné la fo1·mule de l'è,-olution. « Dans ce rnouYeme1ü, tlil-il, chac1t1esfri(,· p1·ocèd(' clirectemcut << <lela sél'ie précé,lente; el c'est ainsi que les êtres lPs plus com- « pliques ont commencé par les fo1·mes les plus simples. ü'est ainsi 1< que s'est établie une gra(lation inintereompue cles èfres, pl'Océ<lant « los uns des autres; chaque sél'io s'acheminant, pal' un effort cous- « tant, yers la série qui lui est immé1liatement supérieure. » C'est <lonc une chaîne sans solution <le continuité, où chaque espece est liée à l'espèce pt·écédento et se 1·attache à l·e~pèce sui-

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