La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LE TnANSFOIIMIS)IE ET LE SOC.IALIS)!F. 40!) tri cité; ce qui est. essentiel à son bon fonctionnement, c·est qu·elle soit huilée à point et que ses.organes soient convenablement disposés Considérons-nous donc comme (le simples rouages du mécanisme uniyersel; mais, comme après tout nous sommes tles rouages intelligents et doués (le raisonnement, notrP deYoir est. <le nous assurer si nous sommes bien a noti-e place et si nous marchons en harmonie ayec notre moteur. Ceci nous conduit à conclure ayec Littré, que « la vie est l"état d'activité de la substance 01·ganisée » et nous n'hésitons pas à ajouter : « ou non organisée. » Nous Yoyons la substance, nous yoyons le mouyement; ce sont des arguments passables, qu'on ne peut nous retorquer. Quant à l'impulsion, nous ne dirons pas : « peu nous importe tle savoir cl"oùelle Yient », nous laissons chacun libre rle la <leman,ler à son hypot.hèse préférée. Constatons en passant, que le « cogito, ergo sum » <leDescartes, est incomplet. et ne généralise rien; la pensée pournnt être le résultat d'un mouYement (les muscles moteurs. Descat'tes aurait dû ,lire: Je me meus, donc je vis. » Du reste, ce moun•rne11t nous Ir reti·ouyons dans tout ce qui nous entom·e. L'animal se meut, le Yégétal se meut, le minéral lui-même se meut, car l'affinité moléculaire, pour ne parler que tl'elle, est aussi un mouYement. Donc, l'animal, le Yégétal, le minéral ont chacun leur vie pal'ticuliè1·e; donc, le mouvement est partout; donc la Yie est partout. Poussons le 1·ai·onnemcnt jus<1u·au bout, comme tout mouyement entraîne ayec lui, dans l'espace, un changement d'état de la substance, on doit. fo1·cément a1TÎYer a cette conclusion; que « la Yie n'e ·t qu'un mouYeme11t ran ·formateue »; d'où ce corollaire, que la mort pourrait aussi bien n'être qu'une transformation comme un<' autre. Alors. le vœu secret <lel'homme se1·aitaccompli; sa Yie serait éternelle comme la substance, si toutefois la substance est étemelle, cc qui ne laisse pas que d'être embarrassant à prouver. Obsenons, que si généralement, on consi<lère la mo1·t comme une force antagonique de la force vitale, c'est qu'on voit le monYement de ti-ansformation suine une marche régulière et passer par les trois états de croissance, apop;ée, dècroissauce. Là s'arrêtent les inYestigations, au moins, en ce qui concerne l'animalité; mais, quel est l'audacieux. qui pourrait affirmer que ce soit un acheminement fatal vers le néant? - Qui donc, pourrait prouver, que le point extl'ême de la décroissance, n'est pas le point initial d'une croissance d'ordre différent et que, ce qui dans un être paraît l'a1-rêt vital définitif, n'est pas au contraire le commencement d'trn nouyeau mouvement? - Il est uai qu'il est tout aussi facile de répond1·e : « pourquoi la mort. ne serait-elle pas le dernier mouYement qui précède l'immo27

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