378 LA REVUE SOCIALISTE nètes'? Pourquoi, malgré les impMs r1ui nous frl'as0nt, 10 <léficit uous amène-t-i l sut· le bord <lela banqne1·otitr? Pom·<1noices diYisions et cet émiettement du padi républiC"ain nHu·chanL <le pair ayec le retoUl' offensif des pa1'lis t·étt·ogra.<les, toujours î)lus :,;é1·ieuscment menaçants? Pourr1uoi cet anh\~nisme <les <leux Chambn's, ces sauts et ces soubre::;auts incessants <le la machine gouYe1·nementale? Yices des cho ·es et Yices des personnes. La constitution (le 1873 est une conception lèg-islaliYe pitorable; elle ne mut 1·ien parce qu'elle fnL l'œnne indigeste cle la t1·isic Assembl(,e qu'èwail alors l'nf'antée k <lésa1·1·odi l' la France; et ses <léf'ccluosilt•s, il l'aut le rlit·e, sont encore exagérées p,U' ceux fflli en font mouYoi1·les 1·essol'ts. La machine est gro~sièremenl consln1ile; clic se cornpli<1uc <l'un soi-<lisaut amnu·eil régulateur r1uimenace <lela fai1·e sauter, sitôt r1u'cllc essaie <le marcher; t'nfin elle laisse inc'1·tc une partie des fo1•ccsdisponiblrs. B1·rf, pou1· J)aJ'lel' sans mc,taplw1·c, l'Exécnlif ci le' Lép:i:-datiront le tol'l <l'crnpiélc1· l'un sut· l'autre, le::; aUl'ilmtions ,le chacun <leces 1lt>11pxo11YoirssoJJt mal <h;lirnit(,cs, Jc, S(,nat t'SL un déri pc'1·mancut anx. aspirations p1·0µ:1•pssi:4tedse la nation, <'Lle JH'llplc Ps1 tenu en 1·ealilc.; à l'écart clcs affail'cs pnbli<111l's. Le iia,rs, on ne p0ut k <.:onlcstc1·,c'st scindé Pll dcnx classes, 1Jou1·- gcoisil' el p011plcou olip:a1·chie t>t (']asses laiJol'irnses. Or, il est dans ·)r(> srm; du p1·ogn's social que la <lémocrntie ait son aYèncrnenl, par Ill fusion p:i·adut'lle cles deux. classes en nn s0nl corps politique composé 1lîtommes libl'cs et. égaux.. Mais comme la hotu·g-eoisie se monli·e bien résolue à s'enclo1·t' <lans ses pl'iYilèges sans 1·icn Yottloit· céder, la lutte, ou sourde ou franclwmenl décla1·éc, éclate sm· Lous les points, et la Constitution qui nous régit c'st un ins( 1·umeu 1, de combat au SCl'YÏcede la faction qui rlélicnl les rid1esses. Ajoutons qne ceux qui occupent les hautes situations par la g1·,1.ce<leleul' fortune ou 1lc leurs parjures Yis-à-Yis üe leul's commettants, s'associent pom· les plusmauYais coups. Ils sont assez l'iches pom· achelc1· le silence de la presse de 1mu·r1m',l't ils profllcnt du chaos qui 1·èµ-ne en ces l'égions, pom· fo111·1·aµ:er à l'aise', ,li la pidc'J' uos finances et maquiguonnc1· au plus fin an:'c les tt·ipol.curs ,\'affaires. Les causes du mal étant signalées, le moyen 11'.,p· a1·er s'offre ck lui-mème. ll cousiste1·a, selon nous, it perfeclionucr les l'Ouages <ln gouyernement et à contraindre les classes !lites dfrigeantes, en dépit lie leu!' égoïsme implacable, à pem1ctlrn nn libre passage au progt·è~ social, ce qui l'CYient à RcYision cle la Constitution, en ce sens, !fUC la <lémarcalion qtü sépare l'Exécutif <luLégislatif fùt plus ti•,mchée, que le Sénat supprimé fùt l'Cmplacé pal' un Conseil 1/tational approprié à de nomellcs fonction!:!, et ('Ju'un 1·ùle fùt donné aux Clubs dans le sy::.tème pal'lementaü·e.
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