LA RÉFORME DU PARLEMENTARISME 379 I Nos mi11isl1·eset nos <lépulés nous donnC'nt. le spectacle d u11 ménage où les époux mal assodi:-- ne l'ont frèye à lem·s bt>u,ranles quei·elles, que loi·sque la lassitude les p1·enil,on que l'un des deux médite contl'e l'aut.re quelque bon toul'. Les de(lutés ont stll·tout souci de leue réélection. De leur côté, les rninis(ee:--,pom· consolider leur situation, toujom·s lézat·dée pat· cp1ekp1c ùl(\ se dL•shono1•p11l par l'abarnlon <le lem·s J)l'incipe.s. onobslant ces ti·ansactiow; honteuses, uu joui· Yieul où le cite! clu cabinet, éµ,11·<.'•par ragaccrnont ou p1·isd'un accès <lefièn·<' absolutis(c', c,11·('Csnw:--:--icu1·s ont n>lontic1·s1l0s impa(icncc • impéeiales, lonl drs sommations ù ceux <1u'ibcroient arnil· <liscipliués: on se 1·cbi!li.•<'t patatras, Yoila le cabinet pa1·tene ! Pourquoi ne pas fait·e une application plus ingéniruse rln p1•lncip0 ile la séparation des pouvoin, d0 fac:on à main(l'nil' slrict0ml'11t chacuu d'eux à sa place'?« La libcelé a pé1·i, obsc1·rn aycc 1·aison i\Iontcsquieu, lo1·sque<lansla mèmc personne ou dans le mèn1cco1·ps de rnagisfraturc, la, pnissanct' lègislatiYe est réunir à la puissaiice exéculiYc. n Oe, n'est-cc pas 1wécisémc11tcc que nous ayons t'n ce momcn (, puisqn<' le gauYc1·n0me1ttlégi l'e1·e de cornpte à 11c111 i a,·ce la dèpulation, ou plutùt qu'H s·a1·roµ:e à lui S('Ulle tlt·oit de fai1·eles lois imro1·tautcs, sous menac0 de 1)1'écipite1·le pays. pat' bouderie, dans tous les périls d'une commo(ion Yiol<mte? Auguste Comle emp1·untant Ull<'cxprcssio11à la physi<llll'.a lt'è:s bicu tlisliugué tlans la politique la statique ci la dyn.imique soci"ales. r·cst une idée qup 11ousjugPons à p1·oposde 1·01n·en<l1·c ici, cll 111otli~ flan( un peu le sens qu'y attachait le fo111latcu1· ,le l'école posiliYisll'. L'État YCuiYÏ\Te sa Yie dl' l'hem·e présente, et il Ycut eu outi·o p1·og1·èsser: de là rleux organes du pouyoit·. Quelle que soit la ya,Jem· ,l'une Coustiluiioll aducllcmcut ins~ talléc, elle est la l'ol'llw qu'a p1·iscplus ou moins al'lificicllcmcnt la Yilalilé nationale; il irnpol'to au pays qu'elle fonctionne aussi 1·égulièrement que possible; c'est l'objet du gomemcmcnt. Celui-ci a le demie <le:-;'inspirel'de l'espl'it des iusiitulious, de s'assurer que les - fonctionnail'es de:-,<liyers 1lépartements rni!listé1·ids y confo1·meut toutes leues opél'alions et tous leurs actes; qu'il ne sc commet point d'abus ni pat· défaillance, ni par trahison ou zèle intcmpc:-,lif. Il 1ùt rien à Yoi1·au dola. Ce n'est pas à lui tlc san1i1·cc r1n 1ou l'cl'a <lcmaiu ou ce qu'on ne fl't'a pas, cela llü le 1·rga1•denullement. El sut·lout ce n'est pas son affait·e <lepréientlre imposm· ses Yisécspolili<1ncs,aiusi que nous le lui voyons faiec tous les jours; tl'indiriuc1· Slll' le ton cl u « l'État c·c:-:tmoi ! » du plus autoc1·alc rle no:-:rois, les 1·efo1·mcs à
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