L.\ REVUE SOCIALISTJ,:; a plus que deux sou, le régime bourg-eois; celle de ceux qui possèùent et celle de c-eux <Jllin'ont rien. En ré~er1·ant dédaigneusement le nom de peuple aux masses condamnres à subi1· l'esclavage du travail forcé, la p1·emiè•:e de ces classe en a fait un terme de mépris ; c'est la vile populace, la multitude dépourvue de biens, d'instruction, ùe libf:rté, des privilèges que donnent l'aisance et lo pouv/Jir; c'est Je prolétaire soumis à la domination de la force, obligé pour ne pas mourir de faim de loue1· SO?.'Iti-avail et sa vie à ceux que le hasard de la n:iissance à placés dans des sphères plus élevées; c'est la foule des misérables priv{•sdu nécessaire pou1·qui il n'y a que de~ devoirs et puint de droits, des souffrances et point de joie, des peines et point de justice; c'est la classe infime, ùeshéritée de tout, créée pour la plus grande utilité <le la clas~e supérieure qui fait la loi et qui en profite : le prolétaire moderne, comme l'esclave antique, ne compte pas; il est hors la loi, hors Ja société. « L'exploitation d<'s masses est an'.!ienne comme le momie, longtemps elle a été néccissaire au maintien de l'ordre, elle le met en péril aujourd'hui; en passant de la main des nobles et des prêtres aux mains de la bou 1·geoisie, elle ne pouvait devenir que plus intolérable et l'ordre social plus compromis que jamais. « Lïnjustice sociale consacrée par le régime actuel el'-t rnê::ue, en présence du d<Jveloppernent intellectuel, rendue d'autant plus révoltante que, sous prétexte de leur donner b. libe1-té, les maîtres se sont dégagés de toute responsabilitl>, quant au sort des travailleurs proléLaires; et que, sous prétexte de liberté <le conscience, ils !eut· ont enlevé la résignation à leur malheureux sort eu detruisatJt rhez P,UX la foi en Dieu et la croyance en uue vie meilleure. « Les avel'!issements de l'histoire ont peu servi à éclail·e1· les voies de la politique moderne; ceux de l'exç.éi-ience parleront plus taut et plus impérati-- vemP,nt, ils ne tarderont pas a monlrer à quels abîmes ces voies conduisent fatalement notre civilisation bourgeoise dont la clurAe, instable et fugace, n'excédera pi-obablement ~uère un siècle, une journée dans la vie des peuples. La sulutiun est dans la 1 ti-ansformation économique qui a le collec1ivisme pour principe et pou1· aboutis~ant, là encore M. Putsoge n'ene pas et la lecture de son livre ne peut êlre que très suggestive; elle le serait davantage, n'était le bizarre automatisme colinsieo, dont il s'est, .t grand tort, fait l'apôtre, automatisme <1 ue notre conscience scientifique et notre sentiment social nous font un devoir de répudier. En revanche nous ne saurions approuver assez vivement la critique s0ciale et les enseignements collectivistes de l'auteur des Etudes de science réelle. JOANNÈS SAGNOL. La Coopération, son dvantage, son avenir, par Louis Bertrand, rédacteur au « Peuple ». Bruxelles, chez l'auteur, 16, rue du Persil. Nous ne murions mieux rendre compte de ce petit et intél'essant travai qu'en en donmrnt deux extraits topiques. DaLS le premier, Louis Bertrand établit que « la coopération est un moyen et non un but>, il le fait en excellents termes : Les Sociétés coop6ratives, pour nous, socialistes, sont un moyen, non un but. Ce que nous poursuivons, c'est l'affranchissement complet des travailleurs, la supp:·ession du salariat de la propriété industrielle. l'our supprime,· la misère, pour faire en sorte que tous aient nne vie tran-
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