LE nEFERENDU~l 337 celle-ci aux ,lécisions au referendii;n, quoique le peuple, li ,-ré a luimême, inclin~ yers la paix. comme vel's l'économie. V On peut aff1mrnr ,l'ailleu1·s que le l'égirnc parlementaire deYient an!-;sitrès impfopee a ,liriget· les afiai1·es extérieures ,l'un pays où l'influence décisiYe est acquise a la presse et à une Chambre émanée d'un suffrage très étendu. Ce que nous avons yu récemment en France et en Angletet-re le prouYe de la façon la plus claire. Pou1' bien diriger la politique étrangère, il faut qu'un cabinet ait de la suite dans les idées, qu'il 80it libre ll'agie, sans se peéoccuper des yariations de l'opinion et des journaux, et 4.u'il ait assez de consistance et de durée pour que les autres puissances puissent lier partie avec lui. Aucune de ces conditions ne se retl'oun• plus dans le régime pal'lementaire tel qu'il est. pratiqué aujou1'd'hui <lansla plupart des pays constitutionnels. Depuis 1870, il ra eu en F1·ance 24 changements de cabinet (1), et quelquetoi::.le portefeuille des affaires étraogèl'es a été conÎlé à des hommes, distingués sans doute, mais nullement pd•pai·és a ces dirficiles fonctions. La France a eu la sagesse de se recueilli1· et de ne pas s'engager clans la f01·èt" ob!-;cure » des alliance!-; et des combinaisons diplomatique. Néanmoins, la Chambre n'a pas manqué de 8e contl'edire et de commettre des fautes. Ainsi, l'Angleterre lui offr~ dïnteryenir en Egypte, elle refuse. Elle fait bien probablement, mais biei)tôt elle le regrette, renverse M. de Freycinet a la première occasion et s'efforce de reconquérir une position dont elle n'ayait pas voulu. M. Ferry ar1'iYe et, obéissant a l'opinion, il s'engage à fond dans les entrepeises coloniales, ce qui amène néces!-;airement des froissements et, un choc ayec la Chine. La Chambre pren,l de l'humeur et, à cause d'un petit échec d'ayant-poste, jette à terre le cabinet qui nt conclure le traité clepaix qu'elle <lésire. En Angleterre, quel speetacle plus désolant que celui des hésitations, des contradictions, des fautes répétées commises par l'homme d'état le plm,,éminent de notre temps, .M. Gladstone, uniquement parce qu'il doit tenir compte des exip:ences de l'opinion pnblique, de la presse et des partis, au sein du parlement. Sans cesse harcelé par les questions de tous, par les attaques de l'opposition, par les résistances et les vues divergentes de ses propres partif,ans, par la nécessité de maintenir la majorité, non seulement la liberté d'allure, mais le temps même de la réflexion lui fait défaut; et, oubliant ce mot juste (1) Ceci écrit en 1.886; devuis cette époque cinq nouveaux changement de Cabinet ont eu lieu. Le Miuistè1·e Tirard-Constans est le 29mo, depuis moins de 1~ ans! {Note de la Rédaction).
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