LES IMPOTS 285 c'rst-a-dire cl\m prélèYement opéré sur la richesse créée. Le domaine et les exploitations inclustriellrs ne donnent JH'<'squrpa rtout qu'un faible contingent cle 1·ecettes. C'est le contraire qu'il fa ut établil'. L'Jttat prut et doit r1'<>redi1w·trmrnt la 1•ichrssr. J ◄:11 .Allrmagnc les exploitations inclust1·iolh-s ck l'Etat, ont de l'irnpo1-Lao c('. Les intérèts rle la <lette prussienne sont couYei-ts par le reye11u n et domanial. Plusieurs faits récents autori:cnt a penser qu'il est aussi appelé à un g1·ancldéyeloppement dans d'autres pays. Si le cloma ine territorial, autrefois considfrable, s'est resfrein t progTcssi rnnwnt 0t tend a tli::;paraître a l'exception clu domaine forcsti0r 1i;i1· frop négligé, au contrai1·e le domaine inrlustriel parait d0::;tiné, so us diYerses formes, à constituer dan::; l'axcnii' une b1·anclw t1•f>:- - p1·0cluctiYe ,les finances publiques, qu'elles soi0nt national0s, clépai· trmentales ou communales. Les Yilles peuYent en efiet se constituer nn clomaine inclusteicl; elles ont le plus souvent monopolisé clans ce but le . en-ice cleRea ux. et celui ile l'éclai1·age. La Yille ile Paeis retire cnyii·on 8 millions 1/2 de la Compagnie du gaz et, a l'expiration du priYilège concédé, elle disposera cle25 millions. Sou domaine productif est plus consid érable que celui de l'i~tat. (à peu 1wès -14 millions contre 30 million:--). Les principaux. chefs de recettes sont les locations ,les halle::;, ma 1'- chés, entt-epôts, abattoirs ou concessions sur la YOiepublique (p1 ·i>s de 2;:, million ), les recleyances clela Compagnie du gaz (8millions 1/2) les contributions de l'Etat et tles particuliet·s pom· ti-ani.ux. publi c;s (5 millions 1/2), etc. Si l'on ajoute les prorluits ,liYCL'S(34 million ::;) et des recettes accessoires, ou arriYe, en dehors des octrois et d es impôts, a un total <le70 millions. Bi·et, en considé1'a1lt le budget de la Yille de Paris, on YOit que les reycnus domaniaux. de toutes sortes fournissent enYiron un tiers des ressoueces tot.ales. Le triomphe d e l'autonomie communale et les succès croissants <lesdiffël'ents parti s socialistes ne pourront que contribuer à l'extension cleces l'eYen us clomaniaux. Quant à l'action industrielle de l'État, ses monopoles de production depuis Henri IV, Richelieu et Colbert ont une place impoi-tan te dans l'histoire de notre iudusteie. On ne saurait donc condamne r absolument la prétention de l'État de donner l'exemple à l'industrie priYée ou d'entretenie certaines productions de haut goût. Dans u n pays où l'instinct de l'élégance et tlu luxe artistique est dé-velop pé comme en France, il en coûterait <le sacrifier les Gobelins, SèYr es ou BeauYais. La tenrlance de l'industrie moderne étant vers le bo n marché et la médiocrité des produits, celle-ci trom·erait plus lucra - tive une fabrication moins parfaite. Sous le système d'émancipation industrielle qui a été consacré en 1791, l'industrie des monopoles se recommande par des raisons d e
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