La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

286 • LA Rl!:VOE SOCIALISTE sùrcté publi<1uC(' ,ll'mC's<lCg' uerre, poU<lrC's),ou par uu int61·èt flscal (tabacs). - Cet intét-êt est pai·fois mal comp1·is. Tels sont lC'smonopoles ÎtnanciC'1's (forme' in<lirC'cLede l'impôt peu eocommanrlablc, ainsi l'arljn<licaLion <les tabacs C'n Italie, lC'monople <les allumettes chirnü1ucs si impopulaire en FrancC'), lC's monopolrs rcla.tifs a.u crédit (p1•iyilègc d'émission <lrs hilh>Ls rlc banquet quC'lqucs monopoles <lo iaü (compagnies dC' c-hcrnin <le fct') et tlcs monc,polos tempontii·cs (brevets). - Plus de ferma.gr rl'irnpùt aux r16pcns <lu conti-ibuablc et de l'J~ta.t. Plus de concc"-,sion pour l'exploita.Lion d'un monopole fiscal! Qur le nomlll'e rlcs monopolrs auµ;mcnlc C'Lqu'ils soiC'nLexclusiycmcnt publics. 'l'onlc's chosl's ('gales, un monopole public est _plusaisément tol61·é, malgi·t• les abus facilrrnent 1·6tn·cssiblcs auxquels il l)C'Ut<lonnc1·lÏ('u, <1u'un monopole eoncé<lé à unC' compagnie. - La 1)1'oduetinn [1<\1l·'i~laL est. <lit-on, moins économique que l'irnlusit·ic p1·iv6C';par ~mile rln rléfauL rl'inté1·i,t pcrsonnd ou tic responsabililé, lPs fonelio1111ai1·('Sne rnclLl'nt pas les lllt'Hll'S soins <1u'un cnil-cprC'ncm· à éYilC'r Ir coulag-C', à s'app1•oyisiom101· it bon nHu·ché: les frais g(•nét-aux sont plus éleyés it raison dos complications élans les 1·èglcs d'arlminisll-.üion d de comptabilité. ])(' tels Yices ne sont pas inhfrenls au monopole. Pa1· cxC'rnplC',dans }(I ser•yice postal et télégt·a1)hir1ue cg1i se jusl iflc ü'aillems pal' <lesconsiM1·aLions fiscales et (•ronorniqurs absolument <lécisiycs, on cite t•n France un abus <le1·èglC'mC'ntaLionC't<les rxigC'nces minuLicuscs, <!llC' plusieurs fülminisLmLions postales publiquC's rl'autres pays ont 1n-écisôment su éYitC'r. Au surplus on ti·ouYC rlans les documents oniciels la preuyc complète de CC'fait que tels <les établissl'rnC'nts tl0 l'i~tat, ainsi les rnanuCacLuros clc tabac, peuycnt être offeets 011 exemple aux dablisscmcnls 1wivés sous le 1·appol't <les cornlilions économiques. - Enfin, sans pal'lC'r·<lC'sdifft•1·01ürs irnluslt·Ï<'s p1·0- <luctives comme les 111ines et les salines qui <kn•aicnt <10,c•11i1l·a prnpriété de l'Etat, la pal'Lic <lu <lornainc irnlusLriC'l qui rst appPl<°'<' pro ·que partout à deyenil' le salut des flnances publi<1ucs, c'Pst l'C'xploiLation <lC'schemins de fer. Malgeé la r<°'<luction <ks t:wir:-, l'i~lat b<'•néflcirra !l'un l'C'Yenu<leplusiC'ms CC'ntaincs de millions <1ui Yicrnlra en <lé<luction des charges flnancièe0s <lu pays. C'est là un immense <lornainC' 1·éscryé <lont les générations du xx• siècle nu1·ont sûrement et gratuitement la jouissance. Arnnt clc tcrrninm· cC'lte frop coul'lc et trop incomplète 1•eyu0 flscalc, il nous reste à tlirn un mol <l'une <le ces nécessités an 1lc>yant desquelles on ne saurait se jeter ayec trop d'crnpees:-.;emcnt. 'l'."tnt qu'une politique emopéennc moins d(,Îtante ne permettra pas h la Fi·ancc do consaci·er à l'épanouissement pacifique <le ses foi·ecs économiques toutes ses ressources et tout son génie, le souci 1Ja.triotrique:dc l'aycnir.impose l'obligation de restituer à notre pays sa

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