282 LA REVUE SOCIALISTE petits commerçants, sur les employés, sur les salariés, c'est sur la <lémoc1·atiecnriu que retombe en cle1·niC'1li'eu le poids <les impôts. Et puisque l'on pade (le proportionnalité, la masse du peuple, <1ui consomme JJ1·opo1·tionnellement moins 4ue le 1·iche, ne paie pas moins au Tt'éso1· p1·oport.ionnellcment l)lns c1nc le 1·iche, et les impôts cli1·t'ds gt·è,-eni, les classes peu aist'<'S p1·opol'iionnellernent plus que les classes p1·i,-ilégiécs. Il faut. demander l'impôt à ceux. qui 1·éaliseni, Lons les profits, il faut frappe1· la H1ino1·itép1·iYilégiée an p,·oflt de la rnajo1·ité nécessiteuse. De <.;hacun selon :-;esmoyens, c'est-à-1li1·e st'lon la prog1·ession <les faùnUés et <ln 1·eycnu clonLil jouit suus la 1wot<>ctionclc l'Etat, tel ('SL1'(,1(>11wnitrrédudible clu cleYoi1·c1u'irnpost' la soliclarité nationale. Il JH' faut CC'pcn,lant pas s'exag61·<'1· l'eC/icac-ilé ,le l'irnp1i( prog1·c'ssir,<1nine JWtltèt,·e largement pl'Ucluctir: les g1·os rerenus :-;ont l'eX(;('l)i.ion C't JH' forment qu'une faible p,u·L <h's rcssom·ces géné1·alcs, 011 aucun cas, la pl'Og1·ession ne pNtL <lonnPr la eornpensation 1ks pertes quo forait snppo1·tot· l'allègPrnC'1Üaccol'<lé aux. pdi(s 1·eyc1u1s. De pl us on a1loptc1·aiL fo1·cérn<'nLu,w taxe rno<lL'l'l'e à cause <1(' l'effet que pou1·1·aiL1n·otlui1·c,qunnL à la dissipation on it l'c'X.[lOl'talion des capitaux, une tax(' qui, an-dolit ,l'un eedain chiffi·t' d(' t'CYenu, 1·édui1·aiLll'O[) l'intérêt que l'on pon1·1,lÎt aYoi1·it co11se1·re1l·e sm·plu~. Enfin une saim• économie engage l'incliYidu it \'Î\ï'e llllÎ(1llemont SUI' ses 1·eyenus. L'Ùtat am·ai( to,·t cle Yiolc1· td(e sagesse ücs nations à son 1n•ofil.Nous le 1·6pétons. Il faut 1lollC frapper tantôt le capital, t.autù(. le reycnu en s'effo1·c_;ant<lc> llC dernarnle1· le paiement do l'impôt qu'aux. 1·eyenus indi,iducls el totaux. de chaque contribuable sans jamais entamer le ùapi(al. - Une aùtro nécessité est ,le cou1rnuniquc1· aux taxrs clit·Pl'ks <1ne nons 1·6clamons l'élasticité dont a fait p1·euye l'impùt d<'s patenks, et ,1'obteni1· ainsi une padie des anrntagc's dos conl 1·ilmtions in,li1·edcs, je Yeux cli1·e l'élaslicilé ,ln 1·eJl<lcrncnl, l>l'étieusp quali{(', fisùalo <1nopossède seul l'im1)<>L<le<1no(ité. On peut é, aluc·1·, s,u1s e;1·aindre de ü·op graycs mécomptes, l'i111p01·tanccde la plns-,,tlue annuelle. Une augmen talion <l' impôts soulèYe <les JH'OLcslatioll~, tandis <1nele conti·ibuable ne se plaint pas de c;e<1trnl'impôt p1·oduit rlanmtage si le tm·if qui lui est appliqué ne change pas. Au fond, les agents clu Trésor n'aiment pas l'im1l<>tde c1uotité, pat·ce c1uela 1'épa1-Lilioulelll' éYiLela 11(,c:essitédo l1Ltlp1· tou(1·e la fraude : la f,·awle n'en existe pas moins, mais elle s'exerce aux. clépcns du concitoyen plutôt que <lu fisc. Partout où la population et la ridwsse augmentent, l'impôt <le c1uotité fo,·a néc;C'ssail'cmcnt croîti·e le 1·eYel).upublic, sans qu'on ait à éleYe1·le taux. de la (axe. Si la. population et la rid1csso climinucnt, le 1·e11<lcmentdiminuc1·a, et cc s('t·a toute justice.
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