274 LA REVUE SOLIALISTE si justement qualifl(, <l'impt>tprop:r0ssif à rebours. La question de l'alcool est urn' <lecolles c1uipréoccupent lr plus l'opinion publique. Il y a le poini de yue m01·al : ks pfrils de l'alcoolisme. Il y a le point <levue tlc la santü publi<1uo: la mauYaiso falsiflcation. Confre ces <langers,.à clt-Jauttlo la rnonopolis;ition, le prcmiPr palliatif ne sc1•ait-il pas <l'organiser une snneillance hygiénique au moyen_de la fixation <l'un (•talon omciel tl'alcool industriel? Los impôts irnlirects, surtout les iaxes tle consommation, ont l'inconyéniont d'ètre moins propo1·tionnols it la fortune clu contribuable que l'impôt llirect; tlc pounii1· mème cleYenir une capitation, s'ils atteignent mw denrée <le premiè1,e nécessité; d'ent.raYeI, la ci1·culation <les tn·o<luitset tl'ètt·e un(' gène potn· le cornmm·ce; de tlonnce lieu pour c1ueh1LH's-nncdse ces taxes aux p1·aLiqnes<lel'exercice et, à un conlac;t i1·l'ilant entre les contribuables et les agents clu Tréso1·. Il ne serait 1msirnpo,-siblc cl'obtcnil' une sorte de proportionnalité, en afl:eanchissant loutcs les tl('lll'ées cl marchandises Yé1·itablement rnkossai1·os, soit au soutien de la vie et ùe la santé, soit. à l'exei·cice cles industries qui pro<luisent cos mêmes <lenrècs et rnarchantlises, et en faisant peser srn· toutes les autres consomrnationsoujouissancos des taxes s'élevant gra<luellcmcnt, en raison de leur application à closbesoins moins urgents cl plusjuslemcnt imposables, clemanière à obtenir le plus grarnl peo<luit po~sible des consommations ayant pour motif principal les satisfactions nrn iteuses ou somptuail'CS. Enfln, si les impôts directs étaient co1n-ertis en impôts clc quotité, et si on les complétait par un impôt général sur le reYenu dont la perception ne <lonnerait certes pas lien à de plus grandes complications quo la perce1)tion de l'impôt sur les Yins, il serait possible, sans compromettre l'équilibre hwlgdai1·e, de ne maintenir que le deoit do circulation et clc faire <lisparaitre le droit do détail, le droit d'entrée et les taxes clcremplacement, c'est-à-<lirc la partie <lenotre régime fiscal qui donne lieu aux plus p:rayes objections. Les impositions publiques ou locales sont soumises a des variations qui ne <loi,-ent pas dépendre du pur caprice du législateur. Sous un système de taxes multiples, le principe supérieur étant la proportionnalité g(,néralo, il faut principalement Yeiller a faire cosser les inégalités existantes, qui sont l'œuYre de l'Assemblée Nationale cl'aillems qnaliflée ü·ès sévèrement par M. Leroy-Beaulieu lui-même : « La proportion entre les contributions directes et les conti-ilrntions inclieectcs a été <léplacée. On a fourni un grieflégitime aux classes laborieuses ... Une Assemblée qui se yantait de restaueer l'or<ll'e moral clans le pays et cle préserver les grands principes sociaux, aura donne' un des plus manifestes exemples d'égoïsme de classe que l' li istoirc nous présente. ,.
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