.258 LA REVUE SOCIALJSTE Cc clisn,nt, ils cn!r<'nt tous ,lans l'église où IIomenaz <lit unC' mrssc bas~c et Sl'ith<' (1) p<'n<lant laquelle trois <' manilJir1·s » font une quèle fruct.uense (lcstinée à ft>stoyer les étrangC'1's et tlont une pai-tic « scroit employée a bien boyre, l'aultre à bien manger, sn;rYant une « rni1·iflque glosse cachée en un cc1,tain coingnet clcs sainctcs Décrétales. n De fait on s'en alla ba,nc1uctc1'(2) « croyez que la rejouissaille !eut « copieuse et les heuyet.!<'s nurn<'l'<'nscs. » « Au tlessm·t (les pl'C!llicrs nwtz fout po111l·<'sjC'unes fllles chanté « un épode à la loua11ge ües sac1'osainctcs Déc1·Nal<'s. » << Sus l'apport du secon(l se1'YÎCe » Honwnaz cnti,e dans une béate extase et se meta cha1ite1' ks H'1·h1s et lC':-b-il'nfails d<'sD6c1·6taks. « Clerice, s'éu·ic-t-il en den,nn<lant it lJoit·(', csclaire icy (:~). n Puis, s'ad1·essant à ses hôtes: « ~IonsC'igncu1\ ,lit-il, et yous beau lx amis, « _jebo:v à yous tous cle lJien bon cœut· ... 0 diYes Dcc1·otales, pour- « suit-il, tnnt par yons est le Yin bon bon ti·ouY6 ! « - Mieulx. serait, dit Pantag1·uel, si pat· clics le manlYais Yin r.c deYenai t bon. >> « 0 scraphicquc Six.icsmo, conlinuo llomcnaz,sans s'arrêter, tant « yous estez nécessafre au saulYernonL <lespauYres humains ! 0 cheruùicquos Clementinos, comment on yous est propr0ment. contenue et (lescripte la parfaite institution <ln nay chà,tian ! 0 Extravagantes angéliques, comment sans yous périraient los pamTes âmes, lesquelles en bas errent par les corps mortolz on ceste yaJlëe de misére ! » Ilomenaz continuant sur ce ton,Epistemon n'y put plus tenir «et <lit « tout 1Jc1lemcnt.a Panm·g0; « Faultc de selle p<'t'cée me contrai net « <l'ic,rparti1·. Ceste farce me a ùesbondé le bo,rau enlier. Je ne arresteray gnc1·es. » Lorsque Jiorneuaz eut let·min6 son homeJ ie (cl1. L 11) chacun (les oificiers <le PanLagrncl se 1ircrnl à 1•;_1<.:onlcl<r 's rnaunüs Lou1·s qu'ayaiont joué les ])écr6Lalcs à eux ou à leurs amis. Hornenaz à chac1uo lrni Ls'6c1·io: « Inian l (,1)mus es liez en esl at de ( 1) Messe sans consécration et sans communion. (2) Ch. 51. (:1) Equivoque bien digne d'un papalin avec Clerice et Clerici. (4) Exclamation banale imitant le cri de l'âne. LE PREMIER MARY Mauldit soit l'heure que j'eus. Oncques de toy congnoissance. LA PREMIÈRE FEMME lnian, amen, ne qui la cointance. Me bailla jamais de ton corps. Farce moralisée. Ancien théâtre français, t. i, p. 163.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==