230 LA REVUE SOCIALIS'l'E demanda cc qu'il y a,-:1it it faire en pr(•sc1H.:c de tant de <lécrépituJe. Fallait-il s'armer !l'une massue ou d'une (•p<•e pom' frapper la papauté·? Fallait-il i11t1·iguer conl1't' les moi1ws'? Fallait-il conspirc1· conti·c la l'û,·,mté? Xon, a<:surémcnt: la papauté 1·csse111blait à cc monsLL·uctrx.· << physetère » dont parle lïmmol'tel satirique dan' son quatrième line et dans la peau <luquel « le:-;g1'os bouletz de fer et « de bronze seml.>loicnt fondre à les Yoir de loinp:, comme font les « tuiles au soleil. » Sa con.;;titution µ:raisscuse, gélatineuse, Yisqueuse la l'L!IHlaitinYulnérable aycc des a1·mcs 01·<linaires. La plaie qu·ôn aumit pu lui fai,·c se serait rcfe1·rn<·c ü'elle-mèmc aussitôt que le fc1·<'Ùtété rcti1·(•.. \.utant cùt-il ,alu la11c<'l'une fü•che conit-0 les flots en cou1·1·oux..Le sace1·cloce et la moi ne1·iC', <•1rnmant <le la papauté, 1ù'•taiPnt pas plus attaquable.;; pat· lPs 1110_,·pn-; ,ioknk La royaut<,, appuy<•<'s111·l'anl<'l, pmn-ait naq.ru<'I' lPs c011s1iil'aiions en haussant les (·paulcs Pt <\Il C'llYoyant ks conspi1·alPm·s au gibet. Lutlwr et CalYin rwi agi1·rnt aYec ,iµ-1w111·,<~ussc•nl prohal..llPmeni échoné flans ku1· cnt1·epl'isc de 1•éfo1·nH'sans k s<'tou1·s ÜJYolonfaii·o que• Rabelais lelll' appol'la, et, s'ils 1·(•ussi1·<•nipa1·ti<'lle>111<'1Ü, <·P JH' fui qu'en opposant égli:-e a éµ:lis<', r(·•ti('hisnH' it f'(•tid1ism(', intol(•- rance à intokrance. Ils 1w tui-1·enl pas la 1iapaull'; ils ne flt·enL <1uc se sépal'er d'elle aYec éclat. En 1wésPnce de cette situation, RalH'lai.;; t'uL hicntôt pris sa résolution. Il 1·enonça aux attac1n<'s f)l'utales d dit·<'ctcs 0t, l'<'Connaissant. lc 1·idicule de toutes les institutions <1uianti(•1it fait l'admi1·aiion de l'uni,c1·.;;, il éclata rle l'Ît't>, il édafa dt• te 1·it·<•formidable <1uifait trcmbll't' la terre, qui rait écroulm· l'Olympe et pùlir les J>ieux., de cc rire qui, plus puissant que le son de la h'1H11pettede Jéricho, ne se contente pas de fairn tombc1· une muraille, mais boulen~rse tout un momle, 1rnlYéri.;;otoutes le-; icloh's clu passé. Son chemin était tl'ülffl'. Il s'enµaµ:ca 1•(•solurnent dans la YOÎC' rp1i s'ou,-rait <l<'Yantlui, il ne' l'ahanclonna pas un s(•ul instant PL la pal'- courut jusqu'au bout. Il sp mit alo1·s à bafo11t'1·tout cc•que' l'on a,ait Yénérc'. Il ou,Til c>ngrancl toutc's lc>s (·•clt1s<'sde' l'i1·onie. Le pape', l'éyê(1ut>, Ir prêtre, le moi no furent noy(•s rlans le l'Îdiculc. l"n eléluµt• do sai·ca-.;mrs, une antlanche de' 11H·•p1·i-.; l(,s <'ngloufit. A la y(•1·il<\ le pape d l<'S moint's :-;ont<.'n<·o1•prk'boul; mais ils n0 sont plus µ-u<'•1·ec1uedes épan•s du nw.r<•n-Ù,!..!'<', que (1p-.; rno111ics<l'un autre l<•1nps. Tous les efl'od,s qu<' lit le d('1·11iertoncile pou1· galYani-.;er h•ur c·aùan·e n'ont pt·oduit d'auli·t• 1·t;"ullat <1m'de JH'OY0<1m•1· une ex.plosion uniYct·selle de rnoc1ueusc gai!(·. Ln papautc·· u'csL plus à c1·aind1•e llllC dans Je cas où ll's pou,oi1·s puhlics 1·<'lo111he1·aienf dans les mains <leshommes noi1·s. On a bien le droit, cel'lcs, d'c•sp(•- re1· que cela n·ar1·i,era pas, mais cette confiance n~ doit. pas êtl' e aveugle, ne ùoit pas exempter do Yiµ-ilance, parce que si l'Église
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