226 LA REVUE SOCIALISTE C'est <leces <loulcurs-là que sorLent yos richesses, Princes! ces dénuements nom·1·issent Y0s largesses, 0 Yainc1ucun;! con<1ufran ts ! Voti-e bllllgct 1·uis::;clleet !:'uinLc à lacgcs gouttes Dos murs <lece::;cayeaux, des pie1·1·csde ces voûte::;, Du cœur de ces mourants. Sous ce 1·ouage affreux qu'on nomme tyrannie, Sous cette vis que meut le !isc, hi<leux génie, De l'aube jtUH1tùmsoi1·, Sans t,·êYe, nuit et joui', <lans le siècle où nous sommes, Ainsi ciuc des 1·aisins on éc1·asc des hommes, Et 1'01· sod. du prnssoi1·. C'est <le<.:l'LLde6L1·essccl de tes agonies, De cette omb1·c, où jamais, dans les ümei-;ternies, Espoir tu ne vibras. C'est de ces bouge::;noi1·s pleins d'angoissrs nmèrcs, C'est <lece sombre amas (le 1l<'l'Csrt <lrmrr<'S Qui se tordent les bras. Oui, c'est cle cc moncrau cl'irnligences ter1·ible::; Que les lourds millions, étincelants, honibles, Semant l'oe en chemin, Rampant YC1·sles palaü; et les apothéoses, Sortent, monstres joyeux cl tom·onnés clc rnses Bt teints cle sang humain! III 0 para<lis ! splenclem·s ! Yer::;ez à boire aux maîtres! L'orchestre rit, la fête cmpomprc leHfcnêti·es, La table éclate et 1uit; L'ombre est là sous leurs pieds, los lJortcs sont fermées; La prosLitution des Yiergcs affamées Pleu,·e dans cette nuit. Vous tous qui padap:ez ces hicleuscs délices, Soldats payés, t1·ibuns H'J)(lus, juges complices. Evêq uc's cffl·ontés, La misère fn~mit sons cr LomTc, où Yous êtes! C'est de fièHo et cle faim et <lomort que sont faites Toutes YOS Yoluptés ! A Saint-Cloud effeuillant ja::;mins et marguerites, Quand s'ébat sous les fleurs l'essaim des favorites, Bras nu::; et gorge au yent, Dans le fest.in qu'égaie un lustre à mille branches
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