La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

108 LA REVUE SOGIALISTJ<~ alors les malhem·eux. propriétaires des mine,; ne font-il,; pas campagnC' pour· f'air·Cr' 'C'[WC'nclrlCeu' rs concessions par· l'J~jn( "? Venues de tou,; les poinjs du tenitoire b0lg0, les s.nnpathi0s n'ont pas maiHJU(' ù c0tte grèYe, le Peuple, oq:rane quoiiclien fle la clémocmtic socialiste belge nom; en donne de 11omlJ1·enxe.xemple,;, parmi lesquelles nou,; glanon,;. Les socialistes gantois ont tenu un me~ting au local du Vooruit le 12 décembre. Après avoir entendu les citoyens Anseele, van Beveren, Hardyns et Foucaert, la réunion a adopté les résolutions suivantes : « Les socialistes gantois flétrissent les agissement~ du gouvernement, qui n'a ri3n fait pour améliorer le sort de l'ouvrier, et des ca1,italistes qui refusent une augmentation de salaire aux mineurs au moment où le prix de la houille s'élève considérablement. « Ils nP, participent pas à la grève, parce qu'un soulè1·ement sans organisation et sans armes équivaudrait au suicide du parti so-::ialiste. Ils engagent leurs frères belges, et surtout les min~urs, à organiser des caisses de résistance et de secours, des sociétP-s de coopération, et de préparer ainsi un parti puissant, d'où sortira un jour le suffrage universel. « lis pensent que la solution de la question ouvrière ne se fera que le jour où l'Etat disposera de la propriété de la tet'l'e, des fabriques, ces outils du travail. « Ils fecont circuler une liste de souscription au profit des mineurs en grève. Le produit de cette souscriµtion sera envoyé à la boulangerie coopél'ative « le Progrès », de Jolimont, qui les dtstribuera en b0ns de pain a.tx g-révistes les plu.s nécessiteux. » Salle a1·chi-com1Jle au meeting de la Boulangerie coopé1·1ttiYe « le Pt·ogl'ès de Jolimont. ,, Différents oratem•,; font le p1•oc;èsau gouYernement c;ensitaire qui a fait. lJanqueroute aux. pr·omcsses de sa fameuse Commi,;sion du 'l't•ayail. Ils expliquent pom·<1uoi, dans la classe labol'ieuse, le socialisme et l'amour de la RépulJlic1ne font de si g1·ands p1·og-1·èest p1·èehent l'union de tous les tra,,lilleul's, quelles <1ue soient leurs opinions. Les diYergences de yue ne cloiYent pas ètrC' un obstacle à l'union. Dans une armée, il y a une ay,mt-gal'clP, des ti1·ailleurs qui, les premiers \'Ont au dangel', mais il y a aussi un Centre et même une anière-garde dont le nîle est égalem0nt utile. Finalement l'ordre clu jour suiYant proposé par le délégué du Cons0il gc•néral du Parti Olfft'Ïee est yoté à l'unanimité : " Les trayailleurs du Centre, réunis le dimanche 2 décembre à Jolimont, flétrissent l'incurie des Cbambres censitaires, qui refusent de prendre en considération les incessantes revendications du peuple belge, et forment les vœux les plus ardents pour le triomphe de la g1'ève des mineurs et l'union de tous les opprimés de la classe populaire. » Malheureusement cette g1•èyea amené ayec elle son coetègehabituel <l'aclc's a1·bitmi1·es et de rnanœun·es policières, notamment a Wih<'·1·ics,à Cucnner et à Jolimont.

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