La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LI<: l\I0UVEMENTS0C[AL EN FRANCEETL'ÉTRANGER 10() L'ignoble patte des agents prorncateurs s'est retrouYée, et la honteuse influence du lléfaste Chancelier tle fer dans toutes les c:eises économiques s'est manife tée une fois de plus. Tandis que le llolll'gmestre de Haine-St-Pierre est préYenu la Yeille ou l'aYantYeille d'une tentatirn à la dynamite, l'on pour:uit aYec la derniè1·e l'igueur les participants au Congrès de Chatelet. - Le citoyen Geo1·g-esDefuisseaux, qui n·a jamais pris la parnle dan: un meeting noi1·, est ael'èté, sans qu'on puisse trouye1· une ligne ou une ph1·ase établissant sa participation ou celle de ses amis a des explosions de dynamite. On pt'ocède à l'anestation d'une masse de citoyens dont tout le c1·imeest de croi t·e que les minem·s sont mal payés, que le suffrage unive1·sel yaut mieux que le suffrage cen:itait·e et que la République est une iot·me p;ouYel'nementale supérieure à la monarclue. Conclusion : « Quarnl un limaçon s'est pt'omené dans un ja1·din, on 1·etrourn où il a pas. é une traînée baveuse. Quand un proYocateur passe quelque part, il laisse denière lui une traînée d ·anestation et de perquisition. » ALLEMAGNE Progrès du soci'alisme. L'ASSUfl.ANCEOBLIGATOIREDEVANTLE REISC!lTAG.- A signaler dans la di)::lcnssiondu pt·ojet de loi sm• l'assurance conti·e les accidents et les infirmités, l'intenention de 1\I. Chal'les Grad, député alsacien-lorrain et membre de l'Institut de France. Il co:istate que tous les partis sont d'accord sur l'utilité du but visé, ne différant que sur les moyens pour y atteindre. Les socialistes eux-mêmes se rallieraient de grand cœur au projet si les charges en devaient incomber à l'Etat. Cela serait facile si les énormes dépenses militaires faites depuis 1872 étaient consacrées au soulagement des masses. Il n'y a malheureusement rien à attendre de ce côté. A défaut de l'Etat, il appartient aux classes plus fortunées de prouver aux autres qu'elles ne négligent rien de ce qui est en leur pouvoir pour remédier aux misércs de l'ouvrier honnête et laborieux, et cela dans l'intérêt de la pai:t sociale. • L'orateur estime que les lois sociales ont, malgré leur imperfection, contribuA à !"amélioration du so1·t des travailleurs, que ceux-ci s'en rendent compte, que le vrojet actuel est un nouveau pas en avant. L'ensemble est bon ; il dépendra de la commission d'y apporter les modifications désirables. L'orateur estimé qu'il serait injuste de faire supporter, par un accroissement dïmpôts, la charge de ce servie!) au travailleur agricoll'l, déjà si éprouvé. Il désire voi1·supprimer la contribution de l'empire et faire faire les frais d~ l'entreprise pat· ceux qui en doivent profitE:r.M. Gl'ad cite l'heureuse application de ce système à Mulhouse, où depuis longtemps, les grandes maisons industrielles se sont entendues pour verser à un fonds de retraite commun 3 pour 100 du salaire de leurs ouvriers, à la condition acceptée par ceux-ci, de fournir une égale contribution. Il faut félicite1· notre ex-compatriote .de ~es généreuses inten-

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