10:2 LA f\EVUE SOCIALISTE de Lt ri,·e ~ollicitudc de la Chambre pour les invalides cle l'armée et <lela m:uiuc, nous ne pouvons oublier les invalides du travail, car, si les preruiers servent à défendre la P.,tric, les seconds Berl'cnt à la faire vine, à la faire pro~père1·. Aussi, est-ce avec une véritable satisfaction que votre 25" Commission d'initiative parlementaire vous propose la prise en considération de celte proposition, et cela malgré les difficultés d'une classification si délicate des invalides du travail, et en craignant seulement que la somme destinee à secourir d'aussi nobles infortunes soit bien insuffisante. SOCIÉTÉ DES DROITS DE L'IIO)ll\IE ET DU CITOYEN Assemblée généi'ale du 21 décembre . .\près l'a<lo1>lion du p1·o<·ès-YP1·1Jal, 1<• ('Ï(o_r<'n H.onand n donn<·, l<'C-!111·d0u 1•appol'! suiYant s111l·a supp1·(",sion d<'s1>111·<'êld1<IX' p. ln!'<'- 111('Ili : Citoyen~, \"otrc comité <l'action a été sollicité par diYcrs membres à soumettre à vot1·e sanction un projet de résolution approuvant la proposition cl'! loi déposée par le:; citoyens Mesureur et Millerand au sujet des bureaux de placement. De toutes les 1·éform0spartielles compol'tant une solution rapide et efficace,i\ n'en est pas une qui ait plus vivement passionné l'opinion publique. Vous vous rappelez toutes les manifestations violentes qui se sont produites it cc sujet, cl les incidents l'Cgl'cttables auxquels elles out donné lieu. Ces manifestations légitimes clans leur source, !:i elles (•taient profouclément l'egrnttables dans la forme qu·elles revêtaient, ont fourni une a!'me de plus aux ennemis de la H.épubliq ue. Sur cc point comme sur tant d'autres, il appartient aux républicains de dérnrmer leurs ach·ersaires eu faisant cll'Oit aux justes réclamations des trop nombreuses victimes des bureaux de placement. Ainsi que l'ont établi d'une façun concluante les auteurs de la p1·oposition de loi tlont je vais vous donner lecture tout à l'heure, les bureaux de placement, institués pa1· décret présidentiel du 25 mars 1852, donnent lieu aux plus graves abus. Ils pl'élèvent sur la classe ouvrière la plus besoigneuse, puisque c'est celle qui souffre des chômages fréquents, une véritable dime q1ü, pour certaines professions, s'élève jusqu'à io, 25 et 30 0/0 des salaires effectifs. Rien qu'à Paris, 300,000 travaillcu1·s sont les tributaires de cet impôt de capitation, venant s'ajouter encore aux charges de toute nature qui pèsent sur le travail. Si ln. République, fidèle à son programme, s'était mise résolument à l'œuvre de justice économique et réparatrice qui lui incombe et qui est. sa seule raison d'êt!·e, il y a longtemps qu'elle eût supprimé cette institution des bure:wx de placement dont la création rappelle une des plus tristes périodes de not:·e histoire. Mais ~i l'on a ajourné cette réforme, comme tant d'auti'es, ce n'est pns une raison pour pl'Olongcr encore cet ajournement et reculc1· mdéfiniment la satisfaction des intérêts ouvriers attachée à sa réalisation . •\p1·<;s tUH' dis('11ssion ù lacptell<• Jll'<'11110npt ni·L les citoyens Lega1·- deut·, !<'ilion, Uhal'les Lèm1·ent et Lnc01·(l, lrs condusion8 <lnrapport son( adoptées, ainsi que le texte du projet ainsi conçu.
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