La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LE ~IOUVE~IE~T SOClAL EN FRANCE ET A L'ÉTRA!\GER lûl Yoici maintenant le texte des résolutions votées : Organisation d'une Fédération nationale des syndicats ouvriers lie France et d'une Fédération des groupes socialistes. - Réunion à Paris, en 1889, d'un Congrès international. - Abolition du travail des enfants. Egalité du salaire de l'homme et de la femme. - Suppression de la dette publique. - Droit à l'existence et droit au travail pour tous les citoyens. - Etablissement d'un salaire minimum. Réduction de lajouraée de travail à huit heures. - Abolition de l'armée permanente. Création d'une armée nationale ·sédentaire. - Socialisation des rnoyens de production. \lise en commun de la terre, de la matière première et de l'outillage. CHAMBREDES DtPUTES. - Lés enfants abandonnés. - La caisse des in".Jalides du travail. - iVI. Bourgeois, sous-secrétaire d'Etat à l'intériem·, a déposé un projet rle loi organisant la protection des enfants maltrait6s ou moralement abandonnés. Deux. catégories cl'enfants sont prévues par ce projet. Le titre lH'emier peononce la déchéance <le la puissance paternelle contre les parents coupables ile certains délits ou clont l'inconduite et les mauvais traitements compromettent la santé, la sécurité ou la moralité <leleurs enfants. Le titre 2 préyoit le cas de placement Yolontaire d'enfants entre les mains de !'Assistance publique ou d'associations de bienfaisance, spécialement autori. ées à cet effet et confere à ces établissements, dans l'intérêt de l'enfant, l'exercice de certains des droits <lela puissance paternelle. Nous espérons· que pamü ces établis. ements cle bienCaisancc ne figureront pas les reCuges religieux. <lits du Bon Pasteur, d'où les jeunes filles sortent <léprimées, abruties, ignorantes de tout, sans volonté, sans initiati,·e, les unes faisant de mauniises domestiques, les autres allant bientôt peupler les maisons de tolérnnce. Pendant qu'au Conseil gfoéral de la Seine l'on déploie le zele le plus louable, l'on s'engage aux. subsides les plus respectables pour la fondation (r Hospices inte1·communaux, M. Pajot, député du Cher, a déposé sur le bureau de la Chambre le rapport suivant sur une proposition de loi de MM. Raspail, tendant à attribuer le produit de la vente des joyaux de l'ex-couronne a la création d'une Caisse des i'nvalides du travail : Messieurs, La p'.'oposition de loi qui nous ·est soumise par nos honorables collègues, Benjamin et Camille Raspail, n'est autre chose que l'article 2 d'une proposition déjà déposée par eux, à la C!iambre précédente, et votée par 342 rnix contre 85. Le Sénat, en octobre 1886, ajournait cet article 2 et décidait que le Parlement déterminerait, par une loi ultérieure, l'attribution du produit, quand la vente aurait permis d'en connaitre le chiffre. Ce projet vient donc parfaitement et d'autant plus à propos, qu'en présence

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